Archive | octobre, 2009

Dour 2009 : analyse comparative

28 Oct

Deux de nos grands reporters étaient à Dour cette année.

Voici les avis partagés d’Alain Bolle et de Yannick Hustache

Comme chaque année autour de la mi-juillet se tenait le festival de Dour. Comme à chaque fois, une inflation de groupes s’exprimant entre 13 heures et les premières lueurs du matin.
200 groupes, 4 jours et 6 scènes. Pour la deuxième année consécutive, un réel effort a été réalisé en terme d’espace (superficie agrandie) et d’hygiène. Des poubelles plus ou moins sélectives ornent le site.
L’urine humectant le sol a cessé de chatouiller les narines. Très bien. Sinon même décor. Des barrières, rehaussées par quelques conseils de consommation (des sponsors), emmurent les festivaliers pensant fréquenter un festival dit alternatif ou éclectique. Selon les organisateurs, cette édition fut une réussite pour ce qui est de la fréquentation ainsi que du bonheur rencontré par les spectateurs se « surprenant » à masquer les différences sociales. En effet se côtoient des personnes dont l’apparence physique les lie à une tribu (punk-techno-grunge-bobo-poorgeois…) et celles qui se fondent d’une manière anonyme dans la foule. L’âge moyen est assez bas (18-25) et les cheveux poivre et sel rares.

Rien d’extraordinaire à programmer Sepultura, Aphex Twins ou les Pet Shop Boys.
Où se trouvent le free-jazz, la musique contemporaine ?

Le défaut majeur d’un tel festival aussi est de pousser au zapping. Les groupes sont si nombreux qu’il est aisé de zapper ce qui lasse après 5 minutes ce qui lassera à son tour dix minutes plus tard.
La technique de la télécommande appliquée aux déambulations d’auditeurs « avertis ».
Aucune aire de repos pour les conduits auriculaires n’existe. Les oreilles sont sollicitées durant pas loin de 18heures par jour quel que soit l’endroit que vous occupez.
Mais bon, pourquoi se plaindre ? Aucun retard majeur et quasi aucune annulation n’auront égratigné le bon déroulement de cette édition. De plus, un micro-climat a béni le festival. Quasi NO RAIN !!!

Ceci dit, le cru 2009 ne fut pas excellent. Loin s’en faut.
Voici malgré tout quelques impressions glanées au cours de ces quatre jours (dans le désordre).

TRYO : les rois des amuseurs. Ce groupe ultra-festif amène une véritable « communion ». Le public entonne des chansons relevant du reggae acoustique et d’une forme de chanson française.

JIM JONES REVUE : rock simple, basique et énergique. Le groupe porte une flamme r’n’rollesque qui n’a d’intérêt que par les clichés et les références drolatiques liées au genre. Le groupe répond dans cette mesure aux attentes du public.

MESHUGGAH : groupe suédois arpentant les scènes mondiales depuis 1987. Leur rock metal « expérimental » eut peine à se distinguer ce jour-là, même doté d’une technique maîtrisée.

ISIS : du space-rock/metal. Ainsi le groupe fut présenté par Ponpon avant que celui-ci ne gagne la scène. Rythmique lourde et riffs mélodieux offrent au public un néo-metal. Je les avais déjà vus au festival ATP en Angleterre en décembre 2008. Je reste de glace.

SEPULTURA : public chauffé à blanc pour un groupe qui ne comprend en son sein plus aucun des membres fondateurs. Le public n’aura vu que du feu préférant acclamer plutôt un nom que la moindre qualité.

DILLINGER ESCAPE BAND : sans doute la prestation la plus explosive de tout le festival. Mathcore empruntant autant au jazz qu’au punk. La rencontre de King Crimson et de Black Flag. En cours de prestation, et ceci afin de souffler sans doute, un clavier est amené. Un moment désuet entachant un excellent concert.

KILLING JOKE : curieux concert donné par des papys assez empâtés. La prestation se résumera principalement à une série de hits new wave titillant la nostalgie de beaucoup de spectateurs. Un juke-box plus ou moins vivant. Public assez « âgé » et clairsemé.

BUSH CHEMISTS MEETS THE DUBATEERS : un soundsystem dub. Trois mc’s et trios dj’s bidouilleurs. Les 70’s/80’s sont revisités. Intégrations d’éléments acoustiques traditionnels et d’ingrédients purement électroniques. Nombreuses lignes de basse et mélodica.

ANIMAL COLLECTIVE : je voyais le groupe pour la seconde fois en moins de quatre mois. Il vogue entre une pop expérimentale et l’electro. Une mosaïque de sons n’épargnant malheureusement pas des côtés prog rock. Je vais me faire des ennemis, mais l’ombre de Yes plane parfois au-dessus d’un groupe surfait.

PET SHOP BOYS : des rumeurs circulaient sur le cachet colossal qu’aurait perçu le groupe Pet Shop Boys afin de les décider à se produire dans ce festival wallon. 80000euros ?
Avoir vendu plus de 50000000 d’albums dans le monde n’est certainement pas un gage de qualité. Considéré comme étant un bon coup (Télémoustique) pour le festival hennuyer, le groupe n’avait pas à première vue le profil requis. Cependant titillé par une réelle ou feinte nostalgie, quelques trentenaires ou quadragénaires n’hésitèrent pas à applaudir un concert qui devait plus à son décor et à ses figurants (post-Disneyland) qu’à la moindre performance vocale.

U-ROY et PABLO MOSES : les deux vétérans ne se produisent pas ensemble. Ils utilisent à tour de rôle la même section rythmique occupant chacun la scène durant 30 minutes. Les musiciens font de la figuration et semblent sortir d’un studio. Heureusement, c’est sans compter sur le talent de ces deux artistes au micro qui, depuis 1961 pour U-Roy (aussi producteur et dj) et le début des seventies pour Pablo Moses (chanteur roots), parviennent à nous faire oublier l’évolution du temps.

APHEX TWIN + HECKER : duo clôturant une soirée et le festival. Horaire quasi respecté malgré le nombre considérable de musiciens. Aphex Twin et Florian Hecker sont annoncés comme nous proposant une performance unique et exclusive. De grands moyens sont déployés. Système dolby surround quadriphonique ce qui, à cette échelle et en plein air, est peu aisé à réaliser. Les musiciens sont invisibles et sont sans doute juchés sur la tour centrale portant la table de mixage. Florian Hecker fournit de la techno minimale tandis qu’Aphex Twin apporte quelques bidouillages. Malgré un évident crescendo sonore, le set ne convaincra jamais.

EXPERIMENTAL TROPIC BLUES BAND : précédé par une réputation sulfureuse, le groupe liégeois foule la scène de Dour pour la troisième fois. Boogie rock blues. Bien que l’énergie et la générosité des musiciens soient présentes, je ne peux que constater une forme de fatigue chez eux. Le groupe tourne sans doute trop, écume trop de festivals et s’épuise à proposer un show prévisible et rockiste.

BOB LOG III : casqué et revêtu d’une combinaison dorée, Bob Log III triture sa guitare et martèle sa grosse caisse. Après des tonnes de décibels, des kilos de poussière, une grande lassitude me gagne et je ne suis pas disposé à goûter l’humour apparent de cet artiste.

BOSS HOG : le groupe formé entre autre par Cristina Martinez et Jon Spencer est de retour depuis quelques mois. Ces derniers étaient aussi présents au dernier festival ATP en Angleterre en décembre 2008.
Aucune sortie discographique à l’horizon. La dernière parution date de 1999. Entre-temps le marché du disque s’est effondré. Prestation bluesy jam-session mettant en évidence le couple. Rien de vraiment remarquable à signaler.

GONG : depuis 1967, Gong écume les scènes du monde même si je pensais que ce groupe avait complètement disparu de la planète. Je me trouvais durant la prestation à côté d’un ami me disant combien le groupe était bon pour la simple raison qu’il n’aurait pas pris une ride, offrant un space-rock psyché tendance prog. Les musiciens, comme conservés dans du formol, sont d’un autre temps et toujours liés à une communauté mondiale. Étaient présents Daevid Allen (plusieurs fois déguisé) et Steve Hillage que j’avais pu voir à Reading en Angleterre en 1979 tentant, en compagnie de Sham 69, la réconciliation de tous les kids. Tentative avortée car de nombreux skinheads en profitèrent pour casser la gueule de quelques « hippies ». Gong fit malgré tout un bel effet face à un public ne connaissant probablement aucun de ses disques.

À l’année prochaine donc avec un cru 2010 qui sera, je l’espère, bien meilleur.

Alain Bolle

Compte-rendu des intenses pérégrinations festivalières en terres hennuyères d’un médiathécaire devenu enfin (presque) raisonnable.
Ca y est ! Me voilà complètement rabiboché avec le Dour Music Festival ! En pétard que j’étais-il y a deux ans après une édition 2007 qui ressemblait alors méchamment à une édition de la foire agricole de Libramont par un jour d’orage et de grève combinée de madame pipi et des éboueurs. J’en ai encore les narines retournées de ces odeurs mêlées d’urine, de bière et autres manquements aux plus élémentaires règles d’hygiène, et les bouchons inter-scènes d’alors n’avaient presque rien à envier à ceux qui paralysent l’autoroute Bruxelles-Ostende par un jour de beau temps esseulé dans un été pourri ! Voilà ce qui arrive quand on veut caser un maximum de têtes de pipe dans un minimum d’espace avec le moins de frais possibles pensais-je alors en me rassurant que la bouffe valait toujours mieux qu’à Werchter !
Et pourtant dès 2008 et cette année mieux encore, il ne fait aucun doute que des efforts colossaux ont été entrepris et que la nouvelle géographie des lieux (fini les goulots d’étranglement, de l’espace glané un peu partout, accès facilité au site, parking et WC à l’œil…) autorise presque un planning minuté. Ce qui, pour votre serviteur qui faisait pour la première fois quotidiennement la navette après 15 saisons de camping n’est pas à négliger. Sans oublier pour les rétifs au gobelet plastique, la présence miraculeuse d’un bar bières spéciales (servies dans les verres ad hoc) dans une oasis de quiétude irréaliste !

joe gideon & the sharkEntamé au petit trot et légèrement sur le tard le jeudi 16 juillet, c’est Joe Gideon & The Shark qui se charge d’ouvrir le feu. Un peu mollement aux dires des échos de sa prestation aux Nuits Botanique. Ce duo familial – Joe à la gratte et Viva à la batterie – charrie un rock poisseux à la Hugo Race, à mi-chemin d’un blues primitif et d’une pop psyché dépravée. Mais Joe est un peu ailleurs et les yeux n’en ont que pour sa petite sœur qui a sorti le grand jeu dans sa petite robe léopard. Etait-ce mon manque d’adéquation à ce que j’espérais entendre à ce moment avec où mon embrayage perso qui calait mais la fièvre rock’n’roll qui semble nourrir la flamme de jim jonesThe Jim Jones Revue m’a laissé de glace. Même vu de près, ça avait plus les airs cockers d’un anonyme combo fatigué après une harassante tournée que d’un groupe qui a tout sauf la chance de son côté. Cliquez sur l’option « peut-être une autre fois ? »
En route vers La Petite Maison dans la Prairie, je hasarde quelques minutes mes prudes esgourdes du côté du show de la caution médiatique du jour (à Dour, il y aussi des artistes qui passent à la radio, titrait en substance un canard de la presse locale), la Québécoise Pascale Picard qui assure un show très pro mais presque sympathique sous les yeux de l’organisateur en chef (Carlo Di Antonio). Aussi efficace et fédérateur qu’une Cat Power rejouée par Sheryl Crow qu’évacuée des mémoires la minute suivante. Un set qu’on n’oubliera pas de sitôt est celui de Qemists, un trio (quatuor ?) de Brighton qui passe sans coup férir de l’agacement le plus vil (remugles electro metal 90’s pesants à la sauce Lodestar/Back To The Planet) à l’étonnement, avec des détours qui assurent un avenir crédible à la Drum’n’Bass. meshuggahSur disque Meshuggah donne des gages de subtilité et de finesse à sa tambouille prog/metal /math/core. En live, ça dépote sérieux et enchaîne les uppercuts sidérurgiques comme à la parade. Mais qui dit parade dit aussi démonstrations (de virtuosité) et concours obligatoire de cris de ralliement pour les ogres de la forêt…On s’oblige à une pause acoustique devant les chouchous d’une certaine presse branchouillarde (Cocoon) dont les dithyrambes n’effacent pas l’impression d’un groupe terriblement surfait et loin d’être aussi affable et modeste que son folk pop cajoleur laisserait penser.

isiHeureusement, pour conclure une journée légèrement déceptive, pauvre en révélations et sanctionnée d’un départ quasi précipité (sniff Santigold), le space rock massif et cyclothymique d’Isis se pose un peu là comme un rassurant démenti. Si les Américains ne font plus guère écho de leurs premiers pas discographiques (à peine un seul rescapé de cette ère cataclysmique), ils affichent une maîtrise totale de leur art de la marée montante versus post-metal. Après ça, même pas peur de couper vers la sortie à travers le troupeau d’enfants d’Yves Duteil bêlant d’un humanisme crétin et infantile sur des rythmes délavés vaguement reggaes, issus des basses œuvres d’un Tryo, fier comme un Nicolas Hulot de Télévision régionale, le candidat idéal pour un concours Eurovision organisé chez les ploucs !

sky larkinUn poil trop tard pour la prestation de Cafeneon, c’est sur un mode léger que s’emballe la journée du vendredi 17. Le trio anglais Sky Larkin ne prétend pas avoir réinventé la poudre punk pop, mais dopé à la fraîcheur (juvénile ?) et doté d’une paire de mélopées entêtantes dans son jeu, on se sent prêts à prendre quelques paris sur son possible devenir. Une par contre pour laquelle on avoue porter une dévotion singulière se nomme St VincentSt.Vincent. Une pop sensible et soupesée, mais sans excès côté neurones, qui traite l’organique et l’électronique sur un pied d’égalité presque total et envisage la scène comme une extension du principe d’autonomie. walls of jerichoSaviez-vous que le metal-core de Walls of Jericho, vu de loin, a quelque chose de profondément humoristique ? C’est que ce quintette barbare (de Detroit) est emmené par une donzelle (Candace Kucsulain) qui ne s’en laisse nullement compter par la gente masculine question férocité et vociférations de goret, mais affiche une belle taille de hobbit femelle. Et qui de fait la rend pratiquement indécelable à distance, malgré ses fulgurants mouvements de danse de Saint-Guy. Aurait-elle usé d’une cape d’invisibilité ? Surprenante est également Marnie Stern qui réhabilite à sa façon les soli à rallonges des guitars heroes d’une ère qu’on croyait révolue. Cependant, cette copine à Zach Hill (le tentaculaire batteur d’Hella, The Ladies…) et adepte vertigineuse du tapping (les cordes sont frappées et non grattées) est aussi fille de l’indie rock et dans le secret des meilleurs pratiquants du math rock, Battles en tête. La mixture demeure étonnement digeste, même si pas exempte de longueurs, et reste adossée au format chanson. Toutes proportions lilliputiennes gardées, Satomi Matsuzaki, chanteuse de deerhoofDeerhoof doit encore concéder une demi-tête d’avance à Candace mais la laisse sur place dans la discipline olympique du saut de cabri ! Ce groupe autrefois musicalement voisin de Blonde Redhead pratique toujours la déstructuration (noisy pop) avec l’œil en coin et le sourire aux lèvres mais continue d’exercer son art juché des bottes de 7 lieues. Si décoiffant qu’on aurait presque oublié la rapidité avec laquelle les naïades d’Au Revoir Simone (qui jouaient avant Deerhoof) ont embarqué l’assistance sous les plis de leurs robes puisque ces charmantes donzelles ne portent jamais de pantalons… Pas une once de perversité dans leur electro pop pastorale mais le parfum diffus d’une relation amoureuse consommée seulement en rêve(s). Et il faut reconnaître à ces (bonnes) fées électroniques un redoutable savoir-faire dans l’emploi des filtres mélodiques auxquelles elles ajoutent un enthousiasme mesuré mais prompt à faire fondre les cœurs des plus endurcis.
Des estomacs creux comme le niveau moyen d’une série française et des gosiers aussi asséchés que le Grand Canyon nous condamnent à faire l’impasse sur The Dillinger Escape Plan mais notre ratio obligatoire de fureur et de décibels surnuméraires sera largement comblé par les 6 damnés d’…And You Will Know Us By The Trail of Dead. Si leurs trois derniers travaux plastronnent d’une emphase presque prog’(le dernier remonte un peu la pente), le dispositif double batterie/rotation d’une large partie du staff carbure plein pot et les Texans revisitent leur répertoire façon Ramones (de mauvais poil) et Unwound mêlés (le fond de l’air était noisy). On n’avait plus l’avantage des premières fois (Botanique) mais les fagots de baguettes brisées jonchant le sol et les mines réjouies des spectateurs pourtant accablés dans leur majorité d’acouphènes temporaires se joignent à notre conviction d’avoir assisté au concert du jour. Ce que le spectacle des vétérans de killing jokeKilling Joke (le combo post-punk préféré des metalheads) valide jusqu’à l’absurde. Jaz (chant), grimé comme de coutume, campe un gourou schizophrène qui aurait perdu la foi au-devant de compagnons qui n’ont plus l’air de s’adresser la parole depuis des lustres. Tubes joués en pilotage automatique (même « Love Like Blood » a pointé le bout du nez) noyés dans une purée sonore, simple écran de fumée à un enthousiasme aux abonnés absents. Triste ! Dans une configuration électronique proche de celle leur dernier passage à l’AB (mars 2009), Animal Collective n’aura guère glané de nouveaux adeptes à sa cause. Concert honnête mais inconsistant et flottant par moments pour des types incontestablement (sur)doués, mais ne le sachant que trop. Aurait-on omis de leur servir une bonne omelette aux champignons à la recette locale ? Finalement pas si éloigné que ça des élucubrations savantes des New-Yorkais cités ci-dessus, mon duo favori du moment, Fuck Buttons avait la délicate mission de clôturer cette deuxième journée. Leur electro-noise percusive (des toms martyrs font partie intégrante de ce raout) agitée de convulsions bruitistes et bâtie sur des strates de larsens méthodiquement empilés (Thurston Moore doit jalouser leur collection de pédales d’effets) demande son chemin dans un dédale de dissonances fuyantes mais ne quitte jamais des yeux le précieux fil d’Ariane (et sésame) que tisse son métamorphique et improbable sens mélodique.

Sacrifiés sur l’hôtel des heures de sommeil à rattraper, les nationaux de aMute ne payent rien pour attendre selon les échos enthousiastes de plus matinaux (?) festivaliers que nous. Heureusement Arbouretum qui essuie les plâtres de notre arrivée constitue un excellent préambule des réjouissances à venir. Ce quatuor est l’exacte matérialisation d’un vœux pieux jamais réalisé (ou si peu) par une radio nostalgique et un tantinet révisionniste (Classic 21), à savoir : un groupe d’aujourd’hui bien au fait de son patrimoine mais qui se place dans une perspective durable. Résultat, un rock lyrique et bien charpenté, doté du sens des nuances et d’une bonne connaissance des registres (blues, folk, rock psyché…) et techniques (soli sans chichi) et qui joue à saute-mouton dans les couloirs du temps. Et pourtant, au prétendant suivant, on se serait cru revenu 20 ans en arrière et six mois plus tôt (ou plus tard) dans l’année. I Like Trains ne démérite nullement dans son revival 80’s new wave assumé à hauteur d’Editors (au moins), mais sans doute que ce soleil de milieu d’après-midi devait intimider ces Anglais qui s’essayaient sans grand succès au grand écart And Also The Trees/The National. Pour se requinquer, un petit shoot d’adrénaline punkcore assené à la vitesse de l’éclair (normal) par des (The) Comeback Kid, féroces comme des pitbulls en promenade de santé dans une crèche, mais délayant parfois leur rage compactée dans quelques riffs métalliques balourds et mal embouchés. Puis détour par le bal endiablé o’deathd’O’Death qui fait entendre ce à quoi ressemblerait une fanfare folk (avec violon, ukulélé, banjo…) sommée de donner le concert de sa vie sur des charbons ardents, seul moyen de lever un ancestral enchantement qui pèserait sur elle. IAM au beau milieu de l’après-midi, deux saisons après un disque en demi-teinte, ça a des petits airs d’année à oublier au plus vite à l’échelle footbalistique de notre Anderlecht national. Mais évoluant presque à domicile tant l’enthousiasme de la foule et des Marseillais était palpable, ces vieux briscards (hé oui !) du rap hexagonal l’on joué en confiance, donnant à leur set aux allures de confortable best-of la forme d’un plébiscite quasi unanime. Malgré un Akhenaton un peu aphone en début et un hommage gnangnan et un peu prévisible au roi de la pop décédé quelques jours auparavant. Etrange de promouvoir un témoignage live sur les planches mais c’est bien à ce cas de figure peu courant que répond l’énième visite de 65daysofstatic en les terres hennuyères. Maîtrisée de bout en bout, leur association de malfaiteurs résultant d’une fusion contre nature Explosions in the Sky/Venetian Snares attaque autant au ventre qu’il défrise les oreilles, mais le manque de titres neufs trahissait comme un léger parfum de redite. Le ciel lui-même en prit ombrage et précédées de quelques traîtresses bourrasques de vent, les mannes du ciel s’abattirent par violentes intermittences, me faisant prendre conscience que mon K-Way était demeuré dans la voiture et que du somptueux décor de lupanar dansant des Pet Shop Boys, je n’aurais droit qu’à quelques fugitives visions…

On le pressentait et on ne regrette pas une seconde de s’être remués les fesses pour Madensuyumadensuyu, le meilleur duo rock belge de tous les temps (pas difficile) et dernier coup de cœur de longue durée en date (plus rare). Rusé comme le dEUS débutant, redoutable comme un No Age vraiment concerné (autre binôme à suivre) et brillant comme une synthèse The Fall/Wire à leur top niveau, ces Gantois font frayer new wave et pop noise ensemble et on parie sur une descendance discographique aussi nombreuse que brillante. Autre tandem, francophone cette fois, petula clarckPetula Clarck s’abandonne à un rock franc, noisy et fracturé et sans une once de calcul. Sans retenue – le chanteur passe autant de temps dans la fosse que sur scène – mais avec (pour l’instant) un différentiel de classe Nord-Sud qui ferait plaisir à un certain Bart De Wever, ce duo possède néanmoins une belle marge de progression devant lui. Salués comme de possibles rivaux aux néo-psychédéliques Black Angels et autres Warlocks, Sleepy Sun pose un dilemme d’entrée : pour ou contre ce chanteur hululeur ou scotché à son oreiller (c’est le genre qui veut ça) mais horripilant pour les uns et enchanteur pour les autres. Autrefois chef de meute des mythiques Rocket From The Crypt (mais aussi des Hot Snakes Drive Like Jehu et autre & Pitchfork), l’éternel punk rock kid John Reis semble revenu à la case départ avec The Night Marchers (y compris en géographie, l’intéressé paraissant intimement persuadé de jouer au pays d’Angela Merkel !). Du garage rock’n’roll punkisant et intemporel, toussotant au démarrage mais laissant au final une bonne impression devant une assistance clairsemée mais conquise au forceps. L’ennui avec le rock tout à fond, monomaniaque et hystérique des An Albatros et Rolo Tomassi, c’est qu’il se retrouve rapidement à court d’idées ou contrarié par l’inadéquation fatale de l’une de ses composantes. Sur plaques, le rock aux claviers enveloppants très référencé 70’s d’An Albatross cale son rythme sur celui d’un T.GV. avec le sosie d’un Robert Plant hardcore dans la loco. Mais dès le 3ème titre (plus ou moins 6 minutes), on a envie de déboulonner ce braillard exténuant mais inoffensif, qui rature de ses crissements vocaux sans nuances, la masse compacte de prog rock sur l’os, entre un Magma atrabilaire et un Boredoms au langage compréhensible. Les Angliches jeunots de Rolo Tomassi (le grand vilain qui tire les ficelles dans la grande saga écrite par James Ellroy) ont de la culture et tiennent à le faire savoir. Leur free-jazz-prog-core (en gros) cherche ses marques entre Blood Brothers et Fantomas mais ne possède ni le self-control chaotique des premiers, ni la dextérité éclairée des seconds et pâtit d’une chanteuse qui fait peu de différences entre vagissements menstruels turgescents et cris savamment désarticulés. Rendez-vous dans deux ans pour le pire…ou le meilleur ?

Un petit interlude au stand bières spéciales s’impose alors mais malgré l’illusoire protection de l’imposante tente V.I.P. nous parviennent quelques échos de la bonne parole déversée par Debout Sur Le Zinc sur des hordes de convertis. Conséquences de cette tranche de poppys rejoués façon Louise Attaque (ou à la Yannick Noah ?) ; un beau col de mousse qui s’évapore dans l’instant et la misère dans le monde qui recule de quelques bons centimètres… au moins ! En mars 2009, l’orchestre blues à lui tout seul, Bob Log III m’avait laissé un goût de trop peu à Lessines et ce, même si notre casqué préféré avait à défendre un disque qui ajoutait le trot à ses habituelles cadences infernales. Rasséréné à la vue de la forte présence féminine de son assistance, notre homme retrouve le tonus de sa légende et envoie la purée avec la même indélicatesse qu’un chien fou dans panier de chatons. Déjà là il y a deux ans avec un set rock bien dans l’air du temps, The Horrorsthe horrors a viré sa cuti pour un shoegaze millésimé (de Montgomery à A Place To Bury Strangers, c’est le revival tendance du moment…) qui tire sur l’étrange et joue de sa séduction velvetienne par a-coups pondérés plutôt que par simple effraction nostalgique. D’hésitants en début de prestation à un final suspendu à un mur de bruit blanc, les Anglais ont emporté le morceau sans une once de forfanterie. A confirmer en salles. Outsider sérieux au trône pop de 2007 avec « Andorra » Caribou, prolonge l’effet tunnel magique de ses albums merveilleux de finesse, en lestant son dispositif scénique d’une seconde batterie. Sans brader un gramme de sensibilité dans l’affaire, les Canadiens déballent des autoroutes de kraut-folk champêtres à s’en donner le tournis et franchissent la ligne d’arrivée du meilleur concert du jour avec une bonne (et belle) tête d’avance.

Sachant notre départ programmé à l’heure où les carrosses redeviennent citrouilles – donc pas d’Aphex Twin & Co au dessert – nous avons peut être inconsciemment reporté nos ultimes pérégrinations sur d’autres trublions notoires qui n’ont aucune camelote à fourguer mais figurent quand même au programme ! En l’occurrence, madame Jon Spencer, Cristina Martinez, qui s’offre, avec son projet boss hogBoss Hog une volée de concerts peut être destinés à renflouer les caisses du ménage mais qui, nourris à l’énergie d’un combo de jeunots (à l’exception de qui vous savez) beau comme un sou neuf et emmenés par une maîtresse (fatale ?) de maison sachant encore rugir et/ou minauder comme une panthère de conte des Mille et Une Nuits (mais quel age a-t-elle ?) termine cette édition du Dour Festival sur une aussi agréable qu’inattendue note d’heureuse satisfaction.

Déjà prêt pour l’année prochaine !

Yannick Hustache

La Chute du Mur de Berlin

28 Oct

Une sélection de médias autour du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin.

– BERLIN BABYLON – TE1751
Pendant quatre années, le réalisateur Hubertus Siegert a accompagné les responsables (architectes, urbanistes, hommes politiques, promoteurs…) de ce qui fut considéré comme le plus grand chantier
d’Europe: la reconstruction du no man’s land libéré par la destruction du mur entre les deux Berlin lors de la réunification allemande.
Passionnant comme un thriller.

– GOOD BYE LENIN! -Wolfgang Becker – VG5272
Jeune Berlinois de l’Est, Alex apprend la chute du mur alors que sa mère Christiane, ardente partisane du régime, est dans le coma. La ville change, les publicités envahissent les murs, et Christiane ouvre
les yeux dans un monde qu’elle ne peut plus reconnaître. Aidé par des amis, Alex met alors tout en oeuvre pour lui éviter le choc et tente de reconstruire autour d’elle son univers familier. Mais la chose s’avère
complexe… Subtil mélange d’humour et de poésie, « Good bye Lenin » traite de l’occidentalisation à outrance avec une valeur documentaire non négligeable.

– LE TUNNEL – Roland Suso Richter – VT7502
En août 1961, le mur de Berlin est en train de se construire. Harry Melchior, un champion de natation qui a déjà eu quelques démêlés avec les autorités, a réussi à passer à l’Ouest avec l’aide d’un réseau
clandestin. Mais sa soeur Lotte est restée à l’Est, et Harry va creuser un tunnel sous le mur avec l’aide d’un groupe de gens qui veulent également rapatrier les leurs…

– LA VIE DES AUTRES – Florian Henckel VON DONNERSMARCK – VV0099
Au début des années 1980, en Allemagne de l’Est, l’auteur à succès Georges Dreyman et sa compagne, l’actrice Christa-Maria Sieland, sont considérés comme faisant partie de l’élite des intellectuels de l’Etat communiste, même si, secrètement, ils n’adhèrent aux idées du parti.
Le Ministère de la Culture commence à s’intéresser à Christa et dépêche un agent secret, nommé Wiesler, ayant pour mission de l’observer. Tandis qu’il progresse dans l’enquête, le couple d’intellectuels le fascine de plus en plus…

 

Notre sélection de médias autour d’Europalia Chine

27 Oct

Une sélection de médias à travers nos collections (musique, cinéma, documentaire, …) autour de la Chine à l’occasion d’ Europalia.

Quelques suggestions :

MV5075 INTRODUCING HANGGAI – MUSIQUE

la chine TJ1940 LA CHINE [CHUNG KUO] – DVD DOCUMENTAIRE

showerVS3381 – SHOWER – FILM CINEMA

Des nuits et des nuits de plaisir sans dormir !

27 Oct

Petit coup de projecteur momentané sur quelques lieux non institutionnalisés où le rock s’agite (ou mieux). Qui plus est, souvent pour pas (trop) cher !

* Magasin4
* Water Moulin
* Coliseum
* La Filature
* Recyclart
* Dada
* DNA

Il y a quelques jours (le 3/10/2009), on se pressait par dizaines à la réouverture du nouveau Magasin 4. A présent abrité dans un ancien entrepôt situé au 51 B Avenue du Port, juste en face de Tour & Taxi et avec le canal et une extension du port de Bruxelles dans le dos, quelques centaines de mètres à peine de son ancienne localisation, le nouvel emplacement offre des possibilités de parking quasi illimité qui contrastent singulièrement avec l’absence la plus totale du moindre pita shop ou frit-kot, à une demi-lieue à la ronde, dans un quartier pourtant à transformation rapide ! Et quand on connaît les risques de l’à jeun face aux dégâts collatéraux du type d’activités qui s’y exerce…

mag4

Mais autant les modestes dimensions de l’ancien Magasin 4 instauraient un rapport de proximité complice au sein du binôme artiste/spectateur, autant les chevilles ouvrières du new M4 devront ruser ou développer des trésors d’aménagement pour que cette salle ne refroidisse par son relatif gigantisme (une capacité très certainement supérieure à celle de l’Orangerie du Botanique) la bonne humeur qui règne dans des concerts où le nombre de billets vendus n’est aucunement un critère de rapport. En contrepartie, l’acoustique me parut honnête même si j’ai parfois eu l’impression que la sono manquait un peu de souffle et de coffre pour faire vrombir ce hangar sans un seul riverain pour s’en plaindre dans les alentours. Néanmoins l’homme seul de Quinze Petits Points (basse/boîte à rythme) et le trio free rock au saxo givré de Zoft, jouant à hauteur d’un public (au sol donc) qui s’engouffrait par poignées entières, ont eu bien du mal à étendre le rayon d’action de leurs ondes musicales par-delà le cercle de spectateurs les entourant. Premier à fouler la grande scène, K-Branding a livré une prestation soufflante, faisant jaillir des geysers de notes éruptives (et cuivrées) et de dissonances brûlantes entre des digues rythmiques autonomes qui se reconfigurent à chaque instant, et les rediriger avec maestria, vers des canaux proto-mélodiques. Haroun Tazieff aurait adoré ! Autre adepte de la triangulaire, Le Singe Blanc joue l’union sacrée des basses (pas de guitare donc) contre un batteur (mini) bûcheron mais taquin. Les Messins pratiquent la déstructuration douce sur un mode noisy, le hoquet rythmique et spasmodique comme sport quotidien et ajoutent l’onomatopée au nombre des disciplines cérébrales et des plaisirs simples. De quoi ergoter deux heures durant sur les mauvaises influences de Les Claypool (Primus) dont les disques pulvérisaient régulièrement le seuil autorisé de matières grasses.

En tête d’affiche (mais ne leur dites pas), The Ex a joué devant parterre plein comme un oeuf. Si le nouveau chanteur (depuis fin 2008) Arnold de Boer ne peut rivaliser, tant en puissance qu’en âpreté avec le vocaliste d’origine Sok et que les Hollandais affichaient une mine presque trop réjouie (du moins au yeux de certains), la prestation, sur un mode moins empreint de gravité que de coutume avait néanmoins le goût de vraies retrouvailles: généreusement électrifiées, riches en franches accolades, mais sans hypocrite tape dans le dos.

On pointera, pour le plaisir, deux dates : Poutre, Jubilé & Casse Brique pour une soirée noise franco-belge à 5 euros le 21/10, et le strip-tease le plus assourdissant du monde (véridique), tip top un mois plus tard (21/1)1 avec Oxbow et Ultraphallus (rock couillu et poilant) pour un prix modique encore à préciser.

watermaoulin

Le lendemain (4/10), on avait tellement goûté aux grimaces communicatives du Singe Blanc (faut dire qu’on y trouve un très probable vestige vivant de néandertalien) qu’on a remis ça au Water Moulin. Nouveau (et à peu près seul) lieu dédié à la culture alternative dans la région de Tournai et situé au 207, Boulevard Eisenhower, c’est à dire juste derrière la gare, l’endroit ressemble à un corps de logis d’entreprise sobrement réaffecté et convenant parfaitement à des manifestations culturelles qui prennent dès lors un bien sympathique caractère familial. Casse Brique, en première partie, a sorti son joli petit numéro de frères pétard du math rock et, y a pas à dire, même vu de tout près, Singe Blanc, c’est encore plus impressionnant, avec quelque chose d’irrésistiblement drolatique en plus !

On y est loin de s’arrêter à la musique.

Et tant qu’à faire, on se permettra d’ajouter un lien vers cet autre place forte qui tente de faire exister la musique en dehors des circuits archi balisés des habituelles salles de concert. Je n’ai pas plus que d’autres, l’excuse de n’y avoir jamais posé un bout de semelle (de bottine), mais promis, un jour je foulerai (en spectateur/auditeur) les travées du Coliseum de Charleroi !

Parce que depuis une poignée de mois, il fallait se rendre à l’évidence que deux joyeuses auberges musicales bruxelloises qui, chacune de leur côté et selon affinités, accumulaient découvertes, premières et (parfois) piqûres de rappel pour groupes/artistes cultes (plus connus par notoriété que pour leur travail effectif) avaient – pour toute une série de raisons trop longues à relater ici – sérieusement ralenti la cadence question activités. Signalons pour la forme un unique concert (DAAU, déjà sold out) le 21/10 à la La Filature, toujours nichée à Saint-Gilles et que Recyclart (Bruxelles-Chapelle) attend des jours meilleurs en abritant l’une ou l’autre after’ ou concours.

filature

On préfèrera plutôt focaliser l’attention sur deux foyers d’agitation positive qui à eux seuls extirpent le terme café concert de sa tendre désuétude. Situés plein centre (BXL) et à un jet de caillou l’un de l’autre, ils ont tendance à ouvrir leurs volets quand une petite majorité de leurs confrères pense déjà fermer leurs portes et ce qu’on y entend généralement fond sonore rappelle combien la musique est souvent diffusée pour ne pas être entendue…

dada

Entre Grand Place et la Rue du Lombard, le café DADA a presque de quoi filer la nausée au plus coriace des concerts addict. Presque un par soir sans distinction de genre et pour 5 boules au maximum ! Pour s’y être laissé entraîné au moins trois fois ces derniers mois (Papier Tigre & Marvin, K-Branding, Pneu et encore Papier Tigre), on se permettra quelques conseils : coller au plus près des invités du jour pour espérer y voir quelque chose tant le les dimensions de l’endroit sont proches de celles d’une boîte d’allumettes (5 mètres au maximum entre la scène et le comptoir !), et ne jamais oublier que l’avant du café n’est pas une terrasse pour se rafraîchir mais une route comme une autre, avec de vraies méchantes voitures ! Rock n’roll !

dna

A peine plus grand et à une rue de l’Ancienne Belgique, l’incontournable repère des noctambules en mal de décibels, le D.N.A. livre également sa fournée de concerts option boucan/boucan dans une ambiance qui pulvérise avec plaisir barrières public/groupes et pour une somme tout aussi miraculeuse (plafond à +- 7 euros).

Attention, règlement de police oblige, les méfaits commencent presque à l’heure à l’heure !
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Que vos nuits ne soient pas trop douces !

Yannick Hustache

La curiosité pour pas un balle : apportez-nous vos démos !

14 Oct

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En même temps qu’arrive le tout nouveau site Emergences, la médiathèque de l’ULB décide de récolter les démos des groupes émergents, et de les rendre accessibles au public, en support physique cette fois.
Soyez nombreux à nous apporter votre démos, nous nous ferons un plaisir de la prêter gratuitement aux membres de la médiathèque, avec toutefois retard payant, histoire de les récupérer après une semaine, et de laisser l’opportunité d’emprunt aux autres également.

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