Démo sur le Grill – octobre 2011

10 Oct

14 Weeks  « And Everything After » : Z01928

Comme le rappelle le groupe à titre d’explication au sujet de son patronyme, c’est à la 14ème semaine que l’embryon ou le futur nouveau-né entame la lente et difficile conquête de ses sens, dont celui qui nous intéresse, l’ouïe. Ces Belges de l’Est, comme ils le disent eux-mêmes (mais c’est où ça ?) ont par contre passé certainement plus de temps à trouver le bon régime pour une mécanique electro-pop que ses auteurs voudraient efficace et même rutilante. Des chansons portées par un lyrisme frondeur mais jamais conquérant, qui trouvent la juste mesure entre riffs entêtés et malins et un discret groove machinique sur fond de synthés enveloppants. Un groupe qui, à l’instar de la récente génération « sans aucun  complexe» originaire du Sud du pays (Ghinzu, Vismets), sait qu’une bonne mélodie a plus de chance de taper l’incruste dans les oreilles lorsqu’elle donne pareillement des fourmis dans les jambes…

Whylanders « So Simple » : Z02053

Ok, les duos sont passés dans l’ordinaire rock depuis un moment déjà. Le quota minimal guitare/batterie avec les 3 options possibles côté chant (l’un ou l’autre ou les deux…) est respecté. La différence tient à un chouïa d’attention accordé à un pop rock qui cherche autre chose que l’empoignade rythmique. Le chant est délibérément placé en front de mélodie, altier le plus souvent, tristounet parfois mais toujours bienséant, même lorsque qu’il taquine l’emphase par les pieds. La guitare reste au taquet de chansons concises et ne semble s’autorise de digressions que de façon ponctuelle (magnifique envolée zeppelinienne sur « I Was Away »), comme pour prévenir d’un éventuel risque de monotonie. Danger qui ne parait même pas à l’horizon de ces 4 titres ou rarement un batteur n’aura autant fournit d’arguments en faveur d’une  « frappe » aussi économe que fondatrice.

Alek Et Les Japonaises « Ojamashimasu »  Z01954

Il paraitrait qu’ « Ojamashimasu » se dit au Japon à la fois pour dire bonjour et s’excuser de la perturbation provoquée par l’irruption d’une personne au sein d’un espace privé. Mais là on est pleinement consentant, parce que cette « électrotropicale » pousse la logique du zinneke, cette bâtardise érigée en artisanat  du vivre à l’échelle de la planète. Pensez-donc, une nippone (forcément) qui chante dans un français yaourt on ne peut plus savoureux puis dans sa langue maternelle comme si elle profitait d’un régime de « facilités» étendu (si si), quand elle ne duetise pas dans un allemand de kermesse ou dans un espagnol  de karaoké chimiquement assisté  avec  un grand dadais (Alek ?) qui l’accompagne ou la tacle sur le fil parfois, tout en tapotant sur des  synthés cheap qui font parfois des bulles ou des grattes qui filent des démangeaisons humoristiques. On ne sait pas souvent de quoi ça cause mais on participe de bon cœur à ce joyeux délire mi mayonnaise mi sauce samouraï !

YH

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