Chronique post-BIFFF d’un «culturopointeur» (ex-médiathécaire) noctambule mais pas trop…

18 Avr

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Bien qu’agnostique déclaré issu mais d’une famille catholique pratiquante, il devait subsister tout au fond de moi quelques reliquats inconscients d’ancestrales pratiques dominicales pour que je me risque à The Host (en français : Les Ames vagabondes)…. Que les fans du passionnant Coréen Bong Joon-Ho (Memories of Murder, Mother…) gardent leurs précieux deniers et leur enthousiasme cinéphilique intacts, The Host n’est aucunement un remake du film (2006) de ce dernier, mais une nouvelle adaptation d’un bouquin de Stephenie « Twilight » Meyer par Andrew Niccol (Bienvenue à Guatacca…). Pas qu’on reste par principe totalement de marbre aux épanchements lacrymaux du sous-genre « romantico-fantastique » mais parce que plus encore que son discours gnangnan et sa naïveté roublarde (tellement consensuelle qu’elle en devient suspecte), c’est sa facture visuelle sans âme (à tout moment on a l’impression que le tournage d’une pub a lieu simultanément au film) et le jeu « coincé » de la plupart de ses interprètes (le rôle principal mis à part) qui plombent ce divertissement qui concourt à la réconciliation des familles (nombreuses ?).

Pour l’essentiel; grâce à l’action déterminée d’extra-terrestres qui se sont emparés des corps de leurs hôtes humains, La Terre vit une période de paix et d’harmonie sans précédent sous bonne garde des traqueurs, ces agents chargés de débusquer les derniers humains toujours « libres ». Capturée alors qu’elle tentait de gagner l’un des ultimes refuges de l’humanité, Mélanie (Saroise Ronan) devient l’hôte d’une âme extraterrestre errante mais demeure comme recluse, consciente mais impuissante au sein de son propre corps. Son Hôte qui refuse d’intégrer cette société « parfaite » et part à la recherche des proches de Mélanie, repliés dans un bout de désert caché qu’ils très ont ingénieusement rendu fertile. Et tandis que les traqueurs sont sur ses talons, l’arrivée de cette âme étrangère dans un corps familier déclenche un florilège de réactions contrastées et la place bientôt au centre d’un triangle amoureux. Un triangle amoureux en mode « prude » (« of course !») dont le traitement absolument sans surprise et desservi par deux acteurs (dont l’un est le fiston de Jeremy Irons) qui ont toujours l’air d’attendre la pause cigarette, prend rapidement le pas sur les quelques bonnes idées entrevues par le scénario : la dictature des bonnes intentions, le paradis semblable à un idéal publicitaire et cosmétique et où le mensonge n’existe plus, l’efficacité supérieure du dialogue sur l’action, le rôle essentiel de ceux qui ce placent en marge de la pensée dominante et enfin, le cas de la chasseresse « incarnée » (et on est gentil) par Diane Kruger, seule âme vagabonde habitée par la rage. Mais le film vire rapidement au prêchi-prêcha moral et sentimental nanti d’interminables morceaux de bravoure dialoguiste, que même les quelques scènes d’action rondement menées ne sont en mesure de ventiler. Conclusion, sieste conseillée pour les uns et perte importante de liquide lacrymal à prévoir pour les autres…

YH

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