Archive | juillet, 2013

Mon Dour 2013 (18-21 juillet)

30 Juil

Voilà pourquoi j’ai manqué, toute bonne conscience bue, le couronnement de Flupke 1er  de Belgique…

Non pas que depuis le BIFFF 2013, je m’attende à croiser le petit frère un peu turbulent mais si involontairement drôle de sa majesté à tous les raouts grand public du royaume, mais le contraste saisissant entre l’atmosphère très Ypres 1916/17 de l’an dernier et l’ambiance « 110 décibels au Soleil » de cette édition du Dour Festival avait de quoi stimuler les imaginations, même celles placées délibérément en mode vacances !

dour

Les râleurs y ont été de leurs habituelles récriminations (« y’a pas assez d’eau » – comprenez – gratuite – « et d’endroits pour s’allonger à l’ombre »…) alors que l’an dernier, LE sujet de conversation avait été le nombre manquant de ballots de paille à répartir sur les accès du festival. Pour ma part, R.A.S.sauf l’impérieuse obligation de tendre sans ciller la carte d’identité en même temps que le bracelet- sésame – nominatif à chaque passage qui me pose un sérieux dilemme : vais-je titiller l’an prochain, la générosité si bien intentionnée d’un ami travaillant pour l’un des « partenaires » de l’évènement pour m’éviter de participer à ce jeu de rôle un peu pénible de mise en situation d’une vie de sans-papiers ? Des sponsors, dont la palme du mauvais goût 2013 revient à un trop célèbre limonadier étasunien aux parures rouges, dont les jeux débiles feraient passer les après-midi d’été en centre de défense mentale pour des cours préparatoires à l’université.

Une réflexion d’entrée tout de même. Dour n’est-il pas en train d’opérer définitivement sa mue sous nos yeux incrédules ? Une affiche tout aussi chiche en découvertes qu’en vieilles gloires (ou badernes) sur le retour, et mise encore à la diète en toute dernière minute par sa cohorte de groupes (Holograms, Klaxons…) même pas remplacés au pied levé, et qui ne semble guère avoir gâché l’humeur festive d’une majorité de « participants » de cette méga teuf « campingueste ». Une idée aux organisateurs de la prochaine 26ème édition : virer le rock, la Last Arena (dernière scène à ciel ouvert) et tout miser sur l’électronique, le hip-hop pas trop bling-bling et l’inévitable reggae, le tout sous chapiteaux et à des horaires reculés, voire de nuit (genre 18h-8 heures du matin)… A la clé, économies d’échelle et optimisation des activités de plein air en journée. Un remède à la « crise » on vous dit !

On entame les hostilités le jeudi (18/07) dans la bonne humeur avec les Belges de Paon et leur pop chorale et guillerette, comptant sans doute un ex Tellers dans leur noyau. Une déclinaison de plus de cette pop actuelle, instable et (poly)rythmique, friande à la fois de chœurs en couches et d’envolées synthétiques dans la foulée de Grizzy Bear, Alt-J, MGMT et de nos BRNS locaux ! A confirmer. On reste au plat pays avec Veence Hanao en dispositif minimal. Le sieur au micro et un comparse pour s’occuper du reste. Mais bizarrement quelque chose coince, le son est raide et contrit, et de la richesse des textures et arrangements de ses deux disques ne transparaissent que quelques bribes, étouffées par un flow certes techniquement au point mais comme inutilement dressé sur ses ergots ? Dommage. A côté, les joyeux trublions de Nicole Willis and The Soul Investigators, c’est presque la fanfare communale. Sous la baguette discrète d’un Jimi Tenor (Mr Willis dans la vraie vie) affairé derrière son orgue vintage –  mais qui prendra sur la fin du set le temps de lâcher trois demi-sourires en coin – le groupe s’adonne à une soul 70s cuivrée et un peu pute, que la météo pré-caniculaire et un enthousiasme non feint des 6 musiciens dans la place aident à poser le plus naturellement du monde. On jette une oreille à The Skints sur la grande scène où ces Anglais s’ébrouent sur un ska/reggae à l’ancienne. Quelques vocaux féminins soulful et intro sur guitare amplifiée laissent augurer une timide sortie hors du damier noir et blanc du genre, mais c’est pour mieux revenir en terrain mille fois conquis la seconde suivante. Passés en début de journée l’an dernier,

brns

BRNS taquine cette année l’heure de l’apéro de fin d’après-midi. OK, on les a vus un nombre conséquent de fois en 2012 et 2013 et on regrette presque de connaître tous leurs titres (sauf un ce coup-ci), mais pour une fois qu’on a enfin de vraies raisons de s’enticher d’un groupe d’ici, pourquoi s’en priverait-on ? Et puis, malgré un début de show un rien hésitant, les Bruxellois tirent à nouveau pleinement parti de l’élasticité et des ressorts rythmiques constitutifs de leurs titres pour les conduire par des sentiers de traverse, vers un pitch conclusif toujours aussi bluffant. D’autres revenants sur la Plaine de la Machine à Feu (qui a disparu ?!), The Horrors, s’en sortent bien malgré un post-punk shogaze ombrageux plus adapté aux conditions automnales de l’an dernier, toujours menés par un chanteur (Faris Rotter), pas plus nourri que le Bowie du film l’Homme qui venait d’ailleurs (76), ni aussi élégamment sapé que le Steve Bators de l’époque Lords of The New Church (et ceci referme la non-minute Classic 21). Un peu en manque de boucan, on rejoint le seul projet musical de sa seigneurie Mike Patton à me passionner depuis des plombes. C’est que dans

tom

Tomahawk, on retrouve ce riffeur affuté de Duane Denison (Jesus Lizard dans une vie antérieure) ainsi que ce marteleur de fûts de John Stanier (Helmet, Battles), et que ce super-groupe rock & noise taille dans le vif et à froid sans laisser remonter une seule once de gras. Un répertoire essentiellement basé sur leur premier album, vieux de 12 ans, et un Patton sobre dans ses interventions vocales qui fait bonne impression au final, même si la claque espérée est passée un peu au-dessus. Présenté en mode live, le Danois Trentmoller manque de peu le set parfait d’un chouia mais réussit néanmoins l’exploit de passer avec brio du DJ set à une électronique tortueuse et narrative, d’essence organique, nimbé d’un « je-ne-sais-quoi » d’épique dans ses moments de suspension glacée. Depuis leur magistral album de 2003 (Fever To Tell), on ne cesse de chercher des excuses aux Yeah Yeah Yeahs pour masquer un embourgeoisement clairement revendiqué. Et sur scène, c’est un peu pareil, on n’aime pas la tenue blanche à paillettes de Karen O mais on reste bluffé par son coffre quand elle l’ouvre tout grand, on ne les suit pas sur les chansons où ça ressemble à du Garbage post-punk, mais quand le guitariste se décoince, on leur accorde un nouveau sursis bienveillant. Mais pour combien de temps encore ? Il n’est pas si tard et pourtant on en vient à douter de ses sens tant la prestation du frenchie Jackson & His Computer Band est éloignée pour le pire du contenu de ses albums. De loin, c’était presque Justice invitant Kavinsky ; de près, c’est davantage Martin Solveig (mais si, mais si) validant son bon d’inscription au sein de l’écurie (infiniment surfaite) Ed Banger ? Aux Francoconneries l’an prochain ? Puis c’est au tour de Wu-Tang Clan de s’en prendre cette fois à nos yeux davantage qu’à nos oreilles. Un show encore un peu mou du genou mais pas aussi honteux que celui d’il y a deux/trois ans, drillé par un nombre indéterminé de MC dont le recensement complet fait toujours débat. Le nœud, c’est que de loin, ça faisait cour de récré. Et dans le hip-hop, à une heure aussi tardive, quand on a l’âge des artères d’un prof d’histoire à mi-carrière, ça ne le fait plus trop…

On est là aux petites heures le lendemain (le 19) pour choper la seconde manche du concert d’Unik Ubik. Ca swingue, pécho, ça funkyse énervé et ça la joue western façon « les voyages de Mad Max autour du monde » mais c’est le petit noir musical idéal pour bien commencer la journée. On reste en belgitude sonique avec

bhr

The Black Heart Rebellion et son rock brumeux et incandescent, toujours à deux doigts de l’explosion cathartique, mais plutôt enclin au final à de longues complaintes mélodiques et nauséeuses qui s’épanouiraient davantage dans l’obscurité refroidie d’une salle obscure vers la mi-novembre (le chanteur était un peu à la peine). Impressionnant tout de même ! Dans un registre parallèle – rock instrumental bâtard moitié post rock/moitié math rock nimbé d’un nuage de prog- Maybeshewill tient le bon bout d’un set en progression sinusoïdal dont le soufflé retombe rarement du côté de l’ennui. Une anomalie dans le genre ! Toujours à forte dominante instrumentale, le meilleur groupe de France et de Navarre, vu trois fois en un an – j’ai nommé Electric Electric !- assène sa leçon de noise rock pour derviches tourneurs fans de Breaking Bad, avec une maestria totale qui me fait dire que le LCD Soundsystem de Mister James « superstar » Murphy, c’est juste du disco pop à paillettes pour fans honteux de Boney M… Malgré un son pas tout à fait à la hauteur, nos trois compères ressortent les perles de leurs deux plaques retravaillées au corps rythmique avec le même allant que Battles et la même patine supersonique qu’un Don Caballero d’excellente humeur. Concert du jour ou de Dour !

electric

Du coup, poursuivre avec Skindred, (composé d’ex Dub War) revient à poser la question de la pérennité de quelques branches asséchées du vieux chêne rock depuis des plombes. Hypothèse de travail : et si le truc/machin fusion à rallonge (dub/ragga/metal/hip hop & more) était avec le jazz rock la meilleure excuse pour définitivement en descendre ? Retomber sur un combo sans chanteur après de telles prêches relève d’un processus on ne peut plus logique, mais autrefois subtilement posé en danseuse entre post rock et postcore, Pelican dégaine à présent un heavy rock instrumental très mâle qui prend la pose à chaque plan de guitare et piétine allégrement les santiags poussiéreuses des vétérans de la cause, Karma To Burn ! On a les pieds qui frétillent à l’idée de participer au carnaval electro-dingo de Dan Deacon. Mais à trop vouloir organiser les activités de plein air (sous tente ici) qu’accompagne son idiome machinique azimuté, flanqué de deux batteurs pour l’occasion, l’Américain oublie le principe sacré de la réussite d’une bonne mayonnaise maison : ne jamais arrêter de tourner la cuillère dans le même sens pour qu’elle prenne consistance. Farandoles, démonstration de danses libres, slogans à reprendre en cœur… on commence à connaître tout ça sur le bout des orteils, mais en comptant bien, on aura entendu quoi trois, quatre morceaux en bout de course ? D’autres qui étaient clairement à la masse, c’était Torche dont le sludge pop est demeuré à fleur de bitume (heu de plancher), et qui a réussi l’exploit de faire le vide dans la Cannibal Stage autour de 20 heures ! En manque d’accords pesants, on reste dans la place pour le set des quasis régionaux de l’étape : Amenra (Courtrai).  Leur post hardcore mâtiné de doom metal atmosphérique se déploie certes, dans un décor théâtralisé peu adapté à la saison – film noir et blanc, écran de fumée, chanteur posté dos au public… – mais réellement impressionnants la première demi-heure, les Flamands éprouvent un peu de peine à s’extirper du canevas rigide et unique dans lequel s’inscrivent tous leurs titres. Probablement actionnaire du festival itou, Amon Tobin endosse l’une des ses identités de rechange (l’entité Two Fingers pour le coup) mais assène l’un de ses sets DJ assassins dont il a le secret. Cette fois, c’est le hip hop (instru’ of course) qui s’en prend plein les mirettes, reçoit une belle leçon d’équilibre rythmique, se fait rhabiller comme une écolière (tout de gris cendré) et oublie de distribuer des sourires, de peur d’y perdre en intensité. Pas envie d’un split avec Electric Electric Amon ? Et pour s’achever d’électronique manière, on se porte au devant de cet autre ubiquiste de Four Tet, qui laisse de côté l’expérimentation ludique exemplaire de ses disques pour se concentrer sur un set tech/house serré comme un embouteillage sur le dancefloor. On adhère pas mal mais l’homme ne se risque jamais à la moindre entorse au cahier de charges d’une dance de qualité mais où rien ne dépasse. Et puis après Tobin…

Sur papier on savait la journée du 20 la moins bandante. Dans les faits aussi, mais on en a profité pour passer au bar bières spéciales constater avec plaisir que la petite sœur ambrée (portant le nom d’un général romain) de la Grand Cru du nom d’une ville flamande connue pour sa blanche, l’a rejointe pour notre plus grand bonheur. Plus tôt on avait entamé cette chaude journée avec Sinkane et sa pop « africaniste » venue de New York. Soft mais pas indolente, leur musique pique parfois une tête dans la soul ou glisse discrètement sur des rails électroniques. On croise au loin l’Antwerp Gipsy Ska Orkestra qui réalise l’exploit de résumer tout son propos dans son appellation, mais, déploie heureusement une énergie qui le rend irréductible à bon nombre de festivals « urbains » ou « world » (Dieu que je déteste ces mots). On aboutit par hasard devant les Lillois de

waet

We Are Enfant Terrible et on constate qu’on a fait (très) bonne pioche. Le batteur ne tient pas en place mais cogne dur ou mène la danse tout seul comme un grand, son acolyte tisse tout le reste ou presque de la trame sonore avec application, tandis que la chanteuse égrène des textes mi-coquins mi-situationnistes, s’essaie à des chorégraphies improbables et emballe toute l’assistance au passage ! Humour acide et subtilement salace. Tout le contraire des rires gênés à l’écoute (à distance) des métalleux de Mass Hysteria dont la faconde « concernée » renvoyait autant aux préceptes philosophiques de JCVD qu’aux conseils de survie prodigués généreusement par « le Chris » de Do or Die au mieux de sa forme (tiens, ils étaient où eux ?). Suuns met alors un terme à cette journée de flânerie par un concert plus convaincant qu’à son habitude, même si ces proches voisins musicaux de Clinic (auxquels ils font irrésistiblement penser dans leurs meilleurs moments), savent y faire pour instiller de troubles atmosphères, mais souffrent de baisses de régime constantes et couinent à défaut de ne pouvoir susurrer élégamment. On remet un peu de blanche dans la machine et on prend la seconde moitié de Comeback Kid et son punk hardcore véloce et affuté pour ce qu’il est : un bon spectacle de slam parapente agrémenté de chœurs virils et de directives politiques bien apprises et reprises. Ca ne mange pas de pain (noir) mais met un peu de baume pour assister à la prestation calamiteuse d’un Devendra Banhart, aussi efficace qu’un traitement à base de tampons d’ouate imbibés d’éther dans l’amélioration des performances olympiques en vitesse pure. J’ai même regardé à deux fois pour bien vérifier que les instruments étaient bien raccordés aux amplis. En face, le jamboree punk avec « activités de vacances conscientisées incluses », organisé par Anti Flag est véritable un moment de bonheur. Le groupe alterne les hymnes (mid-tempo une fois sur deux) avec de courts speechs parfois confondus avec des slogans, et l’un ou l’autre exercice d’assouplissement physique (on se met à genoux, on se relève, on tend le bras, puis le poing…). On a pris son pied, comme à 18 ans et on fait durer le plaisir – et on va même l’hausser d’un cran sur l’échelle de la jouissance auditive – devant le spectacle total proposé par Flying Lotus. Visuels option SF et miracles de la science, qui appuient un set où electronica et hip hop malin mélangent leur substantifique moelle dans une partouze cosmique qui fait onduler les corps, vriller les oreilles et rêver aux étoiles. Prestation du jour ! Mais le retour au sol est sévère et la gueule de bois instantanée devant Venetian Snares dont le « breakcore » (on appelait ça comme ça à une époque) hyper véloce (et hyperkinétique) sursaturé, semble paradoxalement totalement  figé sur ses bases d’il y’a dix ans et plus, est assené sans grande conviction, malgré le niveau presque insoutenable des décibels. Gabber 21, ça existe déjà ?

Pas de bol pour le programme du dimanche de couronnement royal (le 21) et ses annulations non compensées (voir plus haut). Certes, on aurait pu tomber plus mal que sur les derniers morceaux (du) Prince Harry pour entamer ce baroud ultime mais ce rock aux synthés pas propres et aux mélodies mal élevées gagne en efficacité bonasse et en cohérence salace de mois en mois. Efficace aussi le rock instrumental d’And So I Watch You From Afar qui ne choisit jamais son camp entre post rock math rock et prog humble mais prend un tantinet la pose avec un brin d’ostentation superfétatoire. Toujours en quête d’une bonne rasade humoristique prête à resservir, on se risque pas loin, mais pas trop près quand même de Tryo, dont le reggae chansonnier est tartiné de bons mots qui font le bonheur du bêtisier annuel de la fête de l’Huma, et que même le vénérable Yves Duteil n’ose plus prodiguer à ses paroissiens. Et à voir la ferveur chantante d’un public qui a visiblement bien révisé les textes avant, j’ai eu comme un doute quant à la tenue effective des JMJ 2013 sur le sol brésilien ! On a voulu soigner le mal par le mal en allant mater la mignonne Kate Nash

nash

qui semble à présent briguer une place dans la catégorie pop (60s) supérieure (celle des Veronica Falls ou des early Dum Dum Girls) mais s’avère si rapidement totalement anecdotique qu’on s’en veut d’arriver 10 minutes après l’entame du set de Thee Oh Sees. Sauveurs à eux seuls de ma journée musicale, la bande à l’inusable John Dwyer est une vraie plaie pour tous les apprentis garagistes du globe tant, leur avatar rock & roll d’essence punk et psyché croisée, piquées d’échardes noises et de solides coups de rein rythmiques laisse tout le monde sur place question hymnes addictifs, énergie débonnaire et guitares divinement mal torchées. La classe ! Ce qui est encourageant avec IAM, c’est qu’ils sont la preuve vivante qu’on peut pratiquer le hip hop largement après trente ans, sans passer pour un sénile précoce. Sur des bases similaires (beats millimétrés, boucles tissées avec soin, flow choraux, imaginaire oriental et fantasmé, propos sociétal nuancé…), les Marseillais assurent le spectacle, garantissent une ballade équilibrée dans leur disco et font preuve d’une belle dose de générosité sur scène, une pincée d’autodérision en sus ! Vu une paire de fois, le duo guitare/batterie de Two Gallants a peut être suivi une cure de Bryan Adams, tant leur show semble apathique, et au demeurant criard, privé de cette hargne et de cette étincelle de tension intérieure qui conféraient à leur folk instruit et référencé, une urgence et une gouaille sans pareille. Une mauvaise passe ?

sp

Et puis comme pour s’épargner les regrets d’un festival qui touche à sa fin, on se porte au-devant de sa seigneurie Billy Corgan, seul maître en son domaine de Smashing Pumpkins et on fait le sacrifice de ses tympans bien malmenés à supporter une petite dizaine de titres d’un répertoire (très inégal il est vrai) charcuté sans ménagement (Bowie y a eu droit également) par un chanteur qui perdrait ses oreilles à esquisser un seul sourire et aurait quelques aigreurs d’estomac à se payer un ingénieur du son capable de donner un peu de corps et d’équilibre à ce brouhaha de rock post 70s de transporteur routier…

Mais la nuit est douce et on s’en remet, sur la route du retour à la promesse d’une prochaine édition un peu plus consistance.  Et sans couronnement royal pour lui faire concurrence…

 

 

YH

Photo Olivier Bourgi.
Suivez le guide photo du maître : https://myspace.com/bourgol et http://500px.com/bourgol

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :