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Le top de l’année 2012 «rock-pop-électro» de Yannick (2ème partie).

28 Déc

metz

6 Metz : Metz (réf  : XM506U) Les Canadiens Alex Edkins, Hayden Menzies et Chris Slorach forment Metz et  jouent  fort…  Simple  retour aux Pixies, Jesus Lizard, et PublicImage  Ltd  à  leur  période  la plus vicieuse, tout en se taillant une nouvelle  histoire.  Ces dernières années on a croisé Metz aux côtés de Mission  of  Burma,  Death  From Above 1979 et Mudhoney. Avec un nouvel album, capturé dans une grange par Graham Walsh (Holy Fuck), le trio va marquer les esprits. (Les Inrocks)

http://www.youtube.com/watch?v=krGDNbT4CSE

grizzly

7 Grizzly Bear : Shields (réf : XG860E) Le  quatuor  new-yorkais donne suite à son très acclamé VECKATIMEST, et parvient  à  se  renouveler  avec  un  album  moins grandiloquent, plus intimiste,  dépouillé  et  raffiné,  signé  sur  le label anglais Warp. SHIELDS oscille entre pop, folk et néo-psychédélisme.

http://www.youtube.com/watch?v=AuG9i5cwGW0

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8 Godspeed You Black Emperor : Allelujah! Don’t Bend ! Ascend (réf : XG464X) La lumière noire des violences et des misères abyssales, l’illumination blanche des espoirs convaincus, l’énergie pure des révoltes sans haine, le soulèvement québécois et ses concerts de casseroles comme les remous orientaux  :  Godspeed  a  réussi  à  nourrir  ‘Allelujah!  Don’t Bend! Ascend!,  composé  de  deux morceaux de vingt minutes et de deux drones plus  courts,  de  cette  atmosphère  électrique,  ambivalente  et sans frontières.  Sur  les  dantesques, parfois ampoulées mais belles Mladic (sans  doute  pas  un hommage) et We Drift Like Worried Fire, le groupe reprend  les  choses  là  où  il  les avait laissées en 2002 : dans les mouvements  de  très  large  amplitude, en progression lente entre pure substance  sonique  et  cavalcades  de fouets atomiques, en va-et-vient grandioses  entre  la  valse  des  étoiles et la palpitation des chairs humaines. (Les Inrocks)

http://www.youtube.com/watch?v=BEOUNdX_LQI

pop 1280

9 Pop. 1280 (The) Horror (réf : XP663L) Pop. 1280, est un quatuor post-punk New-Yorkais dont le nom est tiré du roman  culte  de Jim Thompson. The Horror leur premier LP est comme son nom  l’indique  emplit  de noirceur et de sonorités abrasives, dans une esthétique noise-psyché parfois presque gothique, évoquant par moments Cabaret Voltaire ou le Sonic Youth des débuts. [I.K]

http://www.youtube.com/watch?v=eNhuFgEySVM

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10 Dirty Projectors Swing Lo Magellan (réf :  XD604H) Dave  Longstreth  est  de  retour  avec  un sixième album studio, moins  expérimental  et  plus  accessible,  mais  toujours aussi enchanteur et  précieux.  Il  sublime  ici  des  mélodies simples et paisibles sur des chansons  pop plus « conventionnelles » qu’à l’accoutumée, sur lesquelles sa  guitare  légère  se mêle aux choeurs féminins et à sa voix de tête.  [I.K]

http://www.youtube.com/watch?v=-KAc2BrsF5s

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11  Buildings : Melt Cry Sleep (réf : non présent dans nos collections) Il y a fort à parier que la demoiselle atteinte d’auto-cannibalisme, qui orne la pochette de cet album, a longuement eu l’occasion de s’en délecter avant nous. Peut être même aussi des dix titres qui faisaient en 2008 le premier album de Building, trio de Minneapolis biberonné aux Jesus Lizard, Melvins, au grunge de Seattle mais surtout au catalogue de Noise Amphetamine Reptile, label local qui régna sans beaucoup de partage sur le genre durant les années 90. Fidèle à leur noise rock puissant, interprété le mord aux dents pour faire mal et laisser une trace indélébile dans les conduits auditifs, les trois sonnent leur retour avec un “Melt Cry Sleep” dont le mastering a été confié à Bob Weston, bassiste de Shellac qui a du ressentir une certaine familiarité à l’écoute de ce disque. Mais, forts d’une production qui ne manque pas de souligner leurs talents respectifs, ces énervés ne se jettent pas pour autant à corps perdus dans une violence sans queue ni tête, accrochent l’oreille dès le carnassier “Rainboat”, pour ne la lâcher qu’à la dernière seconde d’un “Crystal City” tendu comme un slip. Entre temps, ils étalent toute leur aisance à multiplier les breaks (”I Don’t Love My Dog Anymore”), à conjuguer riffs et dissonances tout en laissant percer quelques mélodies (”Strange Sleep”, “Wrong Cock”), à varier les intensités sans pour autant lâcher du lest (”Born On a Bomb”). Sur sa lancée, et à son apogée, le groupe va même jusqu’à offrir quelques réjouissances (”Invocation”, “Night Cop”) offrant à l’oreille de passage de quoi libérer la pression interne. A l’heure ou le noise rock a définitivement le vent en poupe, Buildings voit peut être se présenter l’opportunité de devenir un monument. (Mowno)

http://www.youtube.com/watch?v=798OX63fbbA

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12 Animal Collective :  » Today’s Supernatural » sur Centripede Hz  Le single de l’année (réf : XA544k) Les quatre new-yorkais sont de retour, trois ans et demi après ANIMALCRACK BOX acvec un disque dans la droite lignée de ce dernier. Loin des sentiers battus, le groupe explore et expérimente, entre pop, psychédélisme et électronique. [I.K]

http://www.youtube.com/watch?v=47xbkT3calM
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Le top de l’année 2012 « rock-pop-électro » de Yannick (1ère partie).

26 Déc

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1 Beak >> (réf : XB228E) Le  trio  originaire  de  Bristol  est de retour avec ce deuxième album mêlant  toujours sonorités krautrock et minimalisme, influencé par Can, Neu!  ou  encore  PIL.  Si  leur premier album était une vrai surprise, celui-ci  reprend  la  même  recette  mais  reste tout de même de bonne facture. [I.K]

http://www.youtube.com/watch?v=k6EZp96IZYg

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2 Swans The Seer (réf : XS964F) Douzième  album  studio  des  Swans de Michael Gira avec comme invités: Karen  O  des  Yeah  Yeah Yeahs, Alan Sparhawk et Mimi Parker du groupe Low, Ben Frost, Grasshopper de Mercury Rev, des membres de Akron/Family mais  aussi la chanteuse Jarboe qui avait quitté les Swans au moment de  la première séparation du groupe en 1998. (DM)

http://www.youtube.com/watch?v=a4mQxGXxU2M

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3 Liars WIXIW (réf : XL430X) Mélodie  rampantes,  samples  vénéneux,  boîtes à rythmes léthargiques,  bribes  de  techno  minimaliste,  prose  tourmentée, chants profonds et  moribonds   communient   pour   former  un  disque  cauchemardesque  et envoûtant,  habité  par  une forme de schizophrénie qui sied idéalement  aux  nouvelles  expérimentations  de  cette formation de génie. Presque  entièrement  électronique  et  produit  par  le  démiurge Daniel Miller  (fondateur  de  la  maison  culte Mute et musicien patenté derrière The  Normal  et  Sillicon  Teens), ce sixième LP voit donc Liars s’aventurer dans  des  contrées  inattendues où l’on songe tour à tour à Portishead  (les  lignes  de basse synthétiques de l’extraordinaire N°1 Against The  Rush  et  WIXIW  rappellent  étonnamment celle de The Rip), et au Kid A  (2000)  de  Radiohead.  Le chant éloquent d’Angus Andrew évoque sur III Valley  Prodigies,  Who  Is  The  Hunter et His And Mine Sensations les  psalmodies  habitées de Thom Yorke. L’énergie hargneuse et technoïde de Brats fait songer au Monsters Rule This World! (2000) de Sylvester Boy. Seule,  la  néanmoins  excellente  Flood  To  Flood renvoie aux allures martiales  de  They  Were  Wrong So We Drowned (2004) pour retrouver la formation  dans  l’exercice où se sont illustrés ces dignes successeurs de  This  Heat.  Diablement pervers, WIXIW se parcourt comme une balade nocturne  dans  un  marais brumeux. Il faut prendre garde à l’apparente tranquillité des lieux : qui sait ce qui sommeille sous ces eaux noires dont la surface semble si lisse ? Mettre ses nerfs à l’épreuve de WIXIW :  voici  tout  le  mal  qu’on peut vous souhaiter. (Xavier Mazure dans Magic)

http://www.youtube.com/watch?v=ggR6RuBh8I0

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4 Electric Electric : Discipline (réf : XE301K) Il  aura  fallu  quatre  années,  et  autant  de  labels  réunis,  pour  qu’Electric Electric donne suite à son dantesque premier LP, Sad Cities  Handclappers  (2008).  Pas  à cause de frilosités de crise ni de crises  d’inspiration,  mais  parce  que  l’union  fait la force et que l’art a  besoin   de   temps.  Suivant  une  simple  (et  si  rare)  logique  de  mathématique humaine, la réunion des savoir-faire de structures amies a ainsi  suivi  la  courbe des ambitions de musiciens aimés. Une évidence  pour  ce  trio  qui  voit  double (efforts et récompenses), et apparaît  aujourd’hui comme la valeur fédératrice d’une scène free rock française  parvenue  à maturité, mais toujours aussi discordante et créative. Plus  encore  peut-être que leurs camarades de La Colonie De Vacances (Papier  Tigre,  Pneu et Marvin), et sans vraiment briller dans la communication  (voir  leur  site  Web  et  leurs  photographies  floutées),  les trois  Strasbourgeois  ont  su dépasser leur statut de bourreaux des scènes en  portant  une  attention  minutieuse à la musique enregistrée – au moins  parce   que  leurs  premières  sources  d’inspiration  (punk  hardcore,  post-rock)  renvoient  à une époque où l’album était encore unanimement  pensé comme oeuvre de référence.

On  doutait  donc  que  Éric  Bentz  (guitare,  chant),  Vincent  Redel  (batterie)  et  Vincent  Robert  (clavier,  chant)  aient  besoin de…  discipline,  eux qui mettaient dès leurs débuts « la puissance de Slayer  au  service de Shellac » (dixit Étienne Greib in magic n°123), incarnant  de manière presque anachronique l’union entre maîtrise instrumentale et frontalité  physique,  sensibilité mélodique et appétit de destruction.  Mais  on  respecte  le  choix  du  titre,  à prendre littéralement. Une  Discipline  dépourvue  de tout romantisme « joy divisionien ». Discipline de  rigueur  plutôt que de rigidité. Discipline du format (onze titres,  aucun  interlude), de la technique (qui s’imprime ici au registre de la  nuance),  de la vision offerte au public (de plus en plus complexe pour  mieux   atteindre   le   coeur  sous  les  tripes).  Après  une  courte  introduction  aux  nouvelles  obsessions  tribales  (Icon),  nous voilà propulsés  sur  les  vastes  étendues  électrifiées  de  Trans  Am pour l’ouverture  de  La  Centrale,  où chaque réacteur est allumé, contrôlé puis  associé  jusqu’à  liquéfaction  de  l’espace-temps, dégageant une impression  de  calme/flottement  alors  même  que tout turbine à plein régime.  Neutra  Tantra  prend  position  sur  ce  rythme  de croisière radioactive,  densifié  dans  la  répétition,  vibrionnant  de guitares mélancoliques  et  mouillé  de  synthétiseur,  association inespérée de l’autisme et de l’éloquence.

Discipline  prend  à  son tour de la vitesse par paliers, enroulant ses ouragans  autour d’un canevas mélodique d’allure ternaire, ou piétinant avec  la  rage éméchée d’un sorcier vaudou. C’est alors qu’une montagne terrifiante se dresse, éboulis rythmique perpétuel montant vers un ciel de cloches au lieu de s’effondrer (Pornographic Arithmetic), où résonne une voix fantomatique qui pourrait bien être celle de tous les ouvriers sacrifiés  de l’ère post-industrielle (Fukushima, nous voilà). Sous son  ombre,  le  climat  devient  plus  pesant  et les rêves se diffractent, projetés dans des zones d’ombre où l’excitation démente des répétitionsbruitistes  (Xx  1  et  Xx  2, éprouvant et gratifiant diptyque) épouse l’hypnose  radicale d’une transe africaine parée pour la chute (Exotica Today,  tout  sauf  exotique).  À la sortie du tunnel, on se frotte lesoreilles  et  on ouvre des yeux embués sur les trois derniers monuments dressés  en  rang  d’oignon. Summer’s Eye, démonstration de force et de vitesse  claquant  la  porte du post-rock pour tutoyer le drone, et quidevrait  mettre  à  genoux  les  amoureux  de  n’importe quelle musique violente.  Puis  le  plus discret mais sublime Ulysse, hommage possibleaux  oubliés  Crescent,  qu’on  pourrait aussi confondre avec un inédit miraculeux  de  The  Berg  Sans Nipple. Material Boy assume sa position finale  (c’est  le plus long) en entamant une danse divagante autour du cadavre de Sonic Youth, laissant peu à peu affleurer et se reconfigurer les  myriades  d’images  précédentes,  sans  jamais  donner  la moindre impression  d’effort  –  à  nouveau, la planche sous le déluge. Certain d’avoir  assisté  au déploiement d’un chef-d’oeuvre, on n’aura de cesse d’y  revenir  pour  tenter  d’en  dénicher le manuel, jamais dépité (ni déçu)  de  savoir  que  celui-ci  est  enfermé dans l’atelier personneld’Electric  Electric.  À notre tour de voir double. (Michaël Patin dans Magic !)

http://www.youtube.com/watch?v=brQBSWzVTqY

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5 Young Magic Melt (réf : XY746M) Après avoir sorti un premier EP en 2011 les trois Australiens installés à  Brooklyn sortent leur premier album sur Carpark Records (Dan Deacon, Memory Tapes…) sur lequel ils distillent une pop psyché envoutânte et vaporeuse  (cataloguée  Chillwave)  mixée  à une rythmique tribale à la manières d’ Animal Collective. [I.K]

http://www.youtube.com/watch?v=qo88Uo3kBeo

Vente exceptionnelle de CD ce mercredi 15 février 2012

14 Fév
Des centaines de cd prélevés parmi les trésors insoupçonnés de La Médiathèque seront mis en vente au prix de 0.50€ et ce uniquement le mercredi 15 février 2012 !
Qu’on se le dise …

Crooner flou : James BLAKE « James Blake »

18 Mai

JAMES BLAKE – XB460Z

Pochette XB460Z.
POLYDOR, 2011.

Où emprunter, détails…

Sensation de saison de l’autre côté de la Manche, le producteur-chanteur encore vert (22-23 ans) James Blake incarne une possible « sortie » du dubstep, genre ô combien insulaire.Un post-dubstep (?) donc, qui délaisse presque partout basses sismiques et échos abyssaux pour des machines tendrement dysfonctionnelles et un piano stoïcien, aux petits soins d’une voix de crooner sans âge, mais à deux doigts de l’effacement (voir pochette). Un organe presque disproportionné sis dans un corps malingre, comme issu d’un greffon Antony ( & The Johnsons) Hegarty/Daniel Lanois, usant des moyens électroniques de déformation vocale pour sonder, Feist (dont il mine le « Limit To your Love ») en est témoin, l’âme d’une soul futuriste, mais pâlichonne.

Yannick Hustache

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