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Sélection Fresh Rap/Soul/Reggae #Semaine du 07 mai 2012

8 Mai

FAITHFUL MAN
Lee FIELDS

Pochette KF2342.

TRUTH & SOUL, 2012. Enregistrement 2011.

Classement
RnB/Soul/Disco, KF2342

Little James Brown a enregistré son premier 45-tours en 1969, sorti des albums sur plus de 12 labels différents, le « Soul Blues Funk Man » comme il se définit lui-même, nous gratifie une fois de plus d’un album soul vintage de haut vol. Accompagné par The Expressions, assurément l’un des meilleurs backing bands soul en activité et enregistré avec l’infaillible duo de producteurs Jeff Silverman / Leon Michels (fondateurs et co-propriétaires du label  de Brooklyn Truth & Soul), Faithfull Man est une perle de soul music, un album profond et précieux, groovy à souhait avec des arrangements aussi efficaces que somptueux. (BB)

FREEDOM OF SPEECH
Speech DEBELLE

Pochette KD2349.

BIG DADA RECORDINGS, 2012. Enregistrement 2011.

Classement
Rap, KD2349

Second album pour la jeune Mc Speech Debelle. Toujours signée sur le label anglais Big Dada, Speech Debelle passe haut la main le test du deuxième album; Réussissant à se renouveler sans perdre la spontanéité qui marquait son premier album. Rap intelligent et sans fioriture sur instrumentaux énergiques et là aussi sans fioriture. Grand public sans vendre son âme, bon album en somme. (PTH)

HOME AGAIN
Michael KIWANUKA

Pochette KK6470.

POLYDOR, 2012. Enregistrement 2011.

Classement RnB/Soul/Disco, KK6470

Home Again est le premier album pour Michael Kiwanuka, jeune multi instrumentiste anglais d’origine ougandaise. Débutant sa carrière comme musicien de studio, il se retrouve assez vite sur le devant de la scène et passe une partie de l’année 2011 à jouer les premières partie de la chanteuse à succès Adèle. Sa musique est à classer entre Soul acoustique et Pop intimiste, le tout dans un état d’esprit rétro, même la production fleure bon les années septante. Sobres et efficaces, ses compositions rappellent des auteurs comme Bill Withers ou encore Terry Callier. Tout à fait recommandé pour une soirée au coin du feu…(PTH)

Saloon du RocK, par Yannick Hustache – Samedi 16 juin 2012 à 16h00

2 Mai

Une petite causerie en images et musique autour des très bonnes raisons d’encore écouter du rock en 2012 ! Au milieu de celles-ci, les sorties en continu du label new-yorkais Sacred Bones qui en plus de réjouir les oreilles sont un vrai régal pour les yeux…

Plus que de vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie dans un catalogue en croissance rapide, le shérif intronisé du jour, Yannick Hustache vous fera part de ses coups de cœur et au travers de ceux-ci, de la pertinence des labels dits « indépendants » dans le paysage musical tourmenté d’aujourd’hui. N’hésitez pas à nous rejoindre, à prendre de la hauteur (tabourets) et à dégainer vos réactions et réflexions…

Adresse :
La Médiathèque de l’ULB-XL
Campus ULB Solbosch – Bâtiment U
Av. Paul Héger
1000 Bruxelles (situé sur la Commune d’Ixelles)
Entrée gratuite, réservation souhaitée

Sonate Arpeggione de Schubert par le Trio Dali

17 Avr

Ce jeune ensemble (violon, violoncelle, piano) s’est très vite imposé dans le monde particulier de la musique de chambre. A l’instar de leur nom ( le marbre de Dali se taille avec précision et minutie) les jeunes musiciens travaillent le répertoire romantique. Leur double album consacré à Schubert est un parfait exemple de leur savoir-faire : les deux trios, la très emblématique sonate Arpeggione, jouée au violoncelle comme souvent, et la fantaisie pour piano et violon en Do sont un pur enchantement. (VB)

TRIO CLAVIER OP. 99,100 / SONATE ARPEGGIONE / FANTAISIE
Franz SCHUBERT

Pochette DS2999.

FUGA LIBERA, 2011.

> Télécharger <
Classement Musique classique, Epoque romantique (1800-1900), DS2999

La chute du Phoenix

10 Avr

Le petit frère Affleck suit pas à pas le chemin de croix de son beau-frère. Petit précis de déglingue consentante – un de plus – (mal) filmé « à l’arrache », ou foutage de gueule futé, orchestré par deux petits malins qui repartiront, sitôt leur forfait accompli, sur la tangente du succès ? Ni l’un ni l’autre en fait…

still hereOn le reconnaît à peine. La silhouette empâtée, la chevelure en bataille et de plus en plus farouche, la barbe envahissante à faire fuir un Taliban, la garde-robe d’un geek orphelin de sa mère et une paire de lunettes qui lui avale la moitié du faciès, Joaquin Phoenix est bien décidé, en cette année 2008, à larguer les amarres de son passé d’acteur pour se consacrer exclusivement à son nouveau devenir, celui de (future) star du hip-hop. Tel un ermite enfermé chez lui sous bonne garde de ses (ex ?) collaborateurs, il a torché quelques bribes de textes et enregistré l’une ou l’autre maquette qu’il espère faire entendre à Sean John Combs alias Puff Diddy, producteur de hip-hop et de R’n’B au toucher doré de Midas, et qu’il file à la trace. Mais Tout Joaquin Phoenix qu’il est ne suffit pas à le placer en tête des priorités du rappeur. Alors, l’ex brillant interprète des films de James Gray (entre autres), glissant depuis un bon moment déjà sur la pente de sa propre déchéance, d’enchaîner les morceaux de bravoure décadente : inexistant sur le plateau de Letterman, misérable dans ses rares apparitions publiques (chantées), minable devant son obligé Diddy, enquillant rames de coke en alternance avec quelques douceurs sévèrement alcoolisées, sans oublier d’autres « consolations plus charnelles ». Variation sur un thème bien connu à laquelle il ne manque évidemment aucune des sempiternelles crises de paranoïa aiguë.

Sorti après que le buzz qui lui a servi de tremplin de lancement se soit dégonflé, I’m Still Here dépasse allègrement la blague de deux potards starisés (Casey est le mari de Summer Phoenix, sœur de…) bien au fait des complexes rouages de la sphère médiatique et du spectacle. Le but n’étant plus de livrer un « fake » de A à Z dont on s’amuserait ensuite à détricoter patiemment les plus invisibles coutures, mais plutôt un objet bâtard qui mêle une sidérante prestation d’acteur et un impressionnant chassé-croisé de présentateurs TV, de comédiens, de stars et de personnalités diverses au parfum de l’imposture ou à tout le moins en fait des victimes involontaires (qui savait quoi ? autre dilemme constant et délicieux de ce film), et rajoute également quelques plans de films familiaux (reconstitués) à l’entame et à la clôture du film.

Des plans maladroits et un final de type « retour aux sources (purificatrices ?) » qui viennent logiquement conclure un « documentaire » qui consigne, sans jamais s’appesantir, palier après palier, la lente descente d’un « demi-dieu » du cinéma vers les abîmes qui l’habitent. Passant constamment outre les arbitraires délimitations entre documentaire et fiction, I’m Still Here est aussi la chronique d’un échec annoncé, d’une impossible reconversion au sein d’un système qui se flatte du succès mais se gausse de l’échec et entend maintenir le statu quo des positions de chacun une fois celles-ci définies. Une mise en abyme vu de l’intérieur en quelque sorte.

Si le film n’évite pas parfois le trop-plein potache – Joaquin se fait faire dessus – il est aussi l’illustration d’un thème vieux comme l’Humanité, tout abandonner pour se retrouver soi, endossé à bras le corps par un acteur qui aura tout enduré pour que seule demeure la performance de son jeu. Et tant pis pour les B-Boys.

Yannick Hustache

Casey AFFLECK
I’M STILL HERE : THE LOST YEARS OF JOAQUIN PHOENIX – VI0292

Pochette VI0292.

Où emprunter, détails…

selec21

Mr Brainwash : le Guetta du street art

7 Avr

Docu-reportage à propos de la réussite d’un « petit Français » qui décroche la timbale du « grand rêve américain » ou un « mockumentary » sur les dérives du marché de l’art actuel ? Troublant.

tgLa première partie distille un petit goût de déjà-vu télévisuel. Une caméra atteinte de bougeotte caractérisée file le train d’un quarantenaire à la douille sympathique et plutôt bonhomme. Un envahissant commentaire façon téléréalité en surplomb se répand en détails inutiles et retire illico au spectateur la plus petite velléité d’anticipation. Thierry Guetta est un Frenchy visiblement débrouillard, car, débarqué à Los Angeles à la fin de son adolescence avec son enthousiasme pour seul bagage, il y a fait souche et semble avoir eu la baraka en affaires, notamment dans la récupération de vieilles nippes qu’il refourgue à prix d’or. « Sa face cachée » est celle d’un homme qui ne lâche jamais sa caméra, mitraille tout ce qui se présente à portée d’objectif et accumule des tonnes de pellicules sans personne pour les visionner ensuite. Ses pérégrinations filmiques l’amènent sur le champ de l’art ou du street art où son cousin (pseudo : Invader) s’est fait un nom, une signature. Un « art urbain » qui, par-delà de ses caractéristiques techniques et esthétiques propres (motifs reproductibles, recours abondant au graffiti, pochoir, installations et stickers), son éphémère, mais évidente prolifération (touche les mégalopoles du monde entier à la manière des tags), a fini par générer un « buzz » rapidement converti en un business lucratif, et possède évidemment ses chefs de file. Parmi eux, le mystérieux Banksy (identité inconnue, visage caché et voix trafiquée à l’écran) que le chanceux Guetta a l’occasion de rencontrer et même de convaincre de se laisser filmer, ainsi que d’autres porte-étendards du street art.

Et Exit Through the Gift Shop d’opérer un basculement radical de perspective qui voit l’artiste anglais, après visionnage de Life Remonte Control – condensé « irregardable » de la montagne de matière brute accumulée par Guetta, s’emparer à son tour de la caméra et consigner, l’abracadabrante métamorphose d’un touche-à-tout en valeur montante de l’art urbain. « MrBrainwash », pseudonyme artistique (c’est la règle) de Guetta, se révèle un élève zélé qui semble dépenser plus d’énergie à promotionner un travail « en chantier », qu’à se risquer à un début de théorisation de celui-ci (et que les mauvaises langues résument à une resucée appliquée du style Banksy matinée de tics « warholiens »). C’est que vidé de sa charge critique et de son acidité humoristique « so british » (Banksy a imprimé des livres sterling à l’effigie de Lady Di), apprivoisé dans un espace clos, et présenté le nez creux à une presse qui compte comme « The next big thing », le street art de MrBrainwash s’avère bien vite un commerce des plus juteux, avec à sa tête, un petit patron toujours attachant, mais déjà si mégalomane.

Entouré de ses nouveaux amis – figures médiatiques de premier plan, collectionneurs fortunés et journalistes d’art – MrBrainwash / Thierry Guetta incarne à merveille la dérive monétariste et la perversion / récupération d’un art raccord à son époque, et destiné au départ à réinvestir, même provisoirement, l’espace public, en particulier ses interstices les plus dépersonnalisés.

Enfin, même si une pointe d’ambiguïté demeure quant à la vraisemblance de l’identité artistique de MrBrainwash, ce qu’une pochette d’un disque de Madonna réalisée en 2009 par ses soins et un procès intenté par le photographe Glen Friedman tendraient finalement à accréditer, c’est davantage dans l’originalité du parcours d’un épigone artistique doté d’un sens inné de l’opportunisme qui recueille les dividendes rarement octroyés de gloire et de richesse promis par le grand rêve américain que se niche l’intérêt principal d’Exit Through the Gift Shop. Instructif.

Yannick Hustache

EXIT THROUGH THE GIFT SHOP – (FAITES LE MUR) – DVD ­ FAITES LE MUR – (EXIT THROUGH THE GIFT SHOP) – DVD – TC3251

Pochette TC3251.

Où emprunter, détails…

selec21

Des vitamines pour le BIFF

3 Avr

Les sérials killers, les esprits frappeurs, les zombies, les vampires, les croquemitaines, les envahisseurs extraterrestres, les divinités oubliées, les messagers de la fin du monde, les fils et filles de Satan, les machines folles, les innocents au service du mal, les rednecks mal intentionnés, les animaux anthropophages, les irradiés revanchards, les requins affamés, les caprices vengeurs de Mère Nature, …

Ils sont tous venus, ils sont tous là pour vous aider à passer un BIFF 2012 aussi malagréable que  parfaitement flippant !

Dans votre médiathèque de l’ULB du 4 avril au 15 mai 2012.

Notre séléction sur la route des Balkans

19 Mar

BAND OF GYPSIES
TARAF DE HAÏDOUKS

CRAMMED DISCS, 2001.

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Classement Musiques du Monde, Europe, Roumanie, MU3543

CAN’T MAKE ME – NEKEMTENEMMUTOGATO !
BESH O DROM

ASPHALT TANGO, 2002.

Classement Musiques du Monde, Europe, Hongrie, MT0461

BOBAN I MARKO: BALKAN BRASS FEST
Boban MARKOVIC ORKESTAR

PIRANHA, 2003.

Classement Musiques du Monde, Europe, Yougoslavie, MU9971

URBAN GYPSY
SHUKAR COLLECTIVE

RIVERBOAT, 2005. Enregistrement 2003.

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Classement Musiques du Monde, Europe, Roumanie, MU3805

BALKANOLOGY
Ivo PAPASOV

HANNIBAL, 1991.

Classement Musiques du Monde, Europe, Bulgarie, MN6110

GIPSY PROJECT (JUST THE WAY YOU ARE)
Biréli LAGRÈNE

DREYFUS, 2007. Enregistrement 2006.

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Classement Jazz, UL0664

WITH THE GIPSY VIOLIN AROUND THE WORLD
Sandor Déki LAKATOS AND HIS GIPSY BAND

QUALITON.

Classement Musiques du Monde, Europe, Hongrie, MT1692

BAND OF GYPSIES 2
HAÏDOUKS & KOCANI ORKESTAR (TARAF DE)

Pochette MU3546.

CRAMMED DISCS, 2011.

Classement Musiques du Monde, Europe, Roumanie, MU3546

TRADITION DU REBETIKO: CHANSONS DES FUMERIES ET DES PRISONS
REBETIKO TSARDI

OCORA, 1984.

Classement Musiques du Monde, Europe, Grèce, MS7240

THE LEGENDS OF LIFE
MOSTAR SEVDAH REUNION & L. BUTTLER

SNAIL RECORDS, 2005.

Classement Musiques du Monde, Europe, Bulgarie, MN5204

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