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DE LA CONTRE-CULTURE AU NOUVEL HOLLYWOOD : 15 ANS DE CINEMA AMERICAIN (6 séances)

31 Août

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Analyse de film, par Olivier Lecomte*

De 1967 au début des années 80, le cinéma américain a connu l’une des périodes les plus stimulantes de son histoire. The Graduate, Easy Rider, Midnight Cowboy, M.A.S.H, The Strawberry Statement témoignent des bouleversements culturels et sociaux qui agitent la société : contestation étudiante, mouvement pour les droits civiques, pacifisme. Apparaît ensuite une nouvelle génération de réalisateurs issus de l’université: Coppola,  Scorsese, Spielberg… qui vont révolutionner Hollywood. Retour en six séances sur un véritable âge d’or.

 

2/10 : Un cinéma novateur sur fond de crise des studios

Dans les années 60, Hollywood vit une crise économique profonde qui met fin à l’âge d’or des studios. Mais on assiste aussi à l’émergence de films qui témoignent des changements de mentalité (flower power, mouvement féministe, mouvement pour les droits civiques, manifestations pacifistes). Ces films remettent en cause le système et la narration classique, en intégrant notamment les apports européens, ceux des nouvelles vagues française ou anglaise.

9/10 : Une jeunesse rebelle

Bonnie and Clyde, Easy Rider, The Strawberry Statement… Les films se mettent à refléter les interrogations et la révolte de la jeunesse de l’époque même s’ils aboutissent souvent à des constants d’échec. Et le spectre de la guerre du Vietnam se lit entre les plans de M.A.S.H, Johnny Got His Gun ou du western Little Big Man.

16/10 : Influences européennes

Chronologie bousculée, intériorisation du récit, relecture des genres et entreprise de démystification sont au coeur du Midnight Cow-boy de John Schlesinger ou du Point Blank de John Boorman. Ces réalisateurs européens venus travailler aux Etats-Unis apportent avec eux un cinéma travaillé par la modernité et vont influencer leurs homologues Américains.

23/10 : Coppola le visionnaire

Lancé par Roger Corman, Coppola rêve d’un cinéma qui prendrait le meilleur d’Hollywood (ses moyens techniques, sa formidable puissance organisationnelle…) mais mettrait ce savoir-faire au service des réalisateurs. Le plus impliqué sur le plan collectif, il crée en 69, avec l’aide financière de la Warner, un studio alternatif, American Zoetrope. Il chapeautera même, à ses débuts, George Lucas pour THX 1138.

6/11 : L’enfer urbain de Scorsese

Avec Mean Streets, il a fait connaître Little Italy, le quartier italo-américain de Manhattan, et donné un visage à une minorité ethnique jusque-là peu représentée au cinéma. Mais c’est avec le controversé Taxi Driver, «l’histoire d’un homme qui se déplace à travers la ville comme un rat dans un égout» selon les termes du scénariste Paul Schrader, qu’il connaît la consécration en 76 et récolte la Palme d’or au Festival de Cannes.

13/11 : Spielberg, de Duel à Jaws

Antihéros ou héros malgré eux, univers quotidien se révélant subitement menaçant, pointes de critique sociale, interrogations existentielles: à ses débuts, le cinéma de Spielberg prolonge celui des sixties. Mais il y ajoute une dimension spectaculaire, bigger than life (pour preuves, le camion fou de Duel ou la cohorte de voitures de police qui chassent le couple en fuite de Sugarland Express). Et avec le requin tueur de Jaws, il ouvre la voie, pour le meilleur et le pire, à l’intégration des movie brats dans le système et au cinéma de pur divertissement des années 80.

 *Licencié en philosophie,  critique pendant vingt ans à (Télé)Moustique,  Olivier Lecomte a dirigé le supplément belge du magazine Studio, collaboré à l’émission Télécinéma de La Une et a écrit pour Cinergie, L’événement, Dimanche Matin, Le journal du mardi, Gaël… Il a assuré le cours d’esthétique du cinéma à l’école de photo et vidéo Agnès Varda de la Ville de Bruxelles.  Ayant fondé le cours d’analyse de films La Toile filante (http://www.latoilefilante.be), il assure actuellement une série de formations à l’Université des Aînés (UCL), à la Médiathèque de l’ULB, à l’Ichec-Cultures, à l’Espace Delvaux, à l’Espace Senghor…  Il anime régulièrement des rencontres publiques avec des cinéastes (Agnès Varda, Bertrand Tavernier, Claude Lelouch, Fernando Arrabal, Tony Gatlif, Goran Markovic, Jonathan Nossiter, les frères Dardenne, Frédéric Sojcher…) et a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.

« Depuis vingt ans, mon expérience en tant que critique de cinéma et formateur à l’analyse de films m’a amené à penser que la qualité des films distribués en salles dépend étroitement des connaissances et des exigences du public. Aider à créer un public averti, cinéphile, ouvert à la diversité culturelle, est mon plus cher souhait. », Olivier Lecomte.

Adresse :
Médiathèque/PointCulture ULB XL
Campus ULB Solbosch – Bâtiment U
Av. Paul Héger
1000 Bruxelles (situé sur la Commune d’Ixelles)
Tél : 02/737 19 61 – Mail : ulb@lamediatheque.be

Cycle de 6 séances , de 18h30 à 20h30, les mercredis 2,9,16,23/10, et 6 et 13/11/2013
PAF : cycle entier 15
€, à la séance : 3€ (membres ou étudiants de l’ULB) ; 4€ (non membres)

TGV pour la France : Tavernier, Guediguian, Varda par Olivier Lecomte

14 Sep

6 séances d’analyse de film par Olivier Lecomte
De Paris à Marseille en passant par Lyon, faisons route avec trois cinéastes engagés dans leur époque.

Séance 1 et 2  Tavernier : Action !

Célèbre pour ses coups de gueule,  le réalisateur de L’horloger de Saint-Paul oude La vie et rien d’autre a été surnommé par son équipe Monsieur « Qu’est-ce qu’on attend ? ». A propos de Ca commence aujourd’hui, centré sur le combat d’un directeur d’école maternelle, il déclarait : « On est  en droit de demander des comptes aux hommes politiques. Ils ont été élus, qu’ils bossent !». Ce qui n’empêche pas Tavernier l’érudit de se plonger souvent dans le passé pour mieux comprendre le présent.

Séance 3 et 4  Guédiguian, le poète de l’Estaque

Avec Marius et Jeannette, le grand public a su pointer l’Estaque, ce quartier du nord-ouest de Marseille, sur la carte de France. Guédiguian filmait ce microcosme, lourd de revendications sociales mais léger de coeur, depuis seize ans. Son premier tour de manivelle: Dernier été où on trouvait déjà au générique Gérard Meylanet sa muse Ariane Ascaride (Darroussin rejoindra la bande en 85). Retour sur une trajectoire placée sous le signe de la fidélité.

Séance 5 et 6 Viva Varda!

Elle a tout inventé avant tout le monde… ou presque. Le tournage hors-normes de La pointe courte à Sète anticipait la Nouvelle Vague. Le Bonheur annonçait, en 65, l’amour libéré des contraintes que prôneraient les étudiants de 68. Elle a été de toutes les croisades: le TNP de Jean Vilar, la Chine de Mao, les Black Panthers, la libéralisation de l’avortement. Mais sans jamais perdre son regard ludique, son impertinence, son goût de l’expérimentation.

Adresse :
La Médiathèque de l’ULB-XL
Campus ULB Solbosch – Bâtiment U
Av. Paul Héger
1000 Bruxelles (situé sur la Commune d’Ixelles)
Tél : 02/647.42.07 – Mail : ulb@lamediatheque.be

Cycle de 6 séances , de 18h30 à 20h30, les mercredis 17/10, 24/10, 14/11, 21/11, 28/11, 5/12/2012.
PAF : cycle entier 15
€, à la séance : 3€ (membres et étudiants de l’ULB) ; 4€ (non membres)

Woody Allen, le pessimiste gai : cycle de 6 séances d’analyse de films par Olivier Lecomte

25 Août

Cycle de 6 séances d’analyse de films, les mercredis 12/10, 19/10, 26/10, 9/11, 16/11, 23/11/2011, de 18h30 à 20h30, à la médiathèque de l’ULB.

En quatre décennies,  Woody Allen a su instaurer une réelle complicité avec les spectateurs qui guettent chaque année la sortie de son nouvel opus. De New-York à Londres, Barcelone ou Paris, du burlesque au drame bergmanien, de la comédie musicale au film expressionniste, Woody n’a cessé d’explorer de nouvelles pistes tout en restant fidèle à sa philosophie de base: «Et si tout n’était qu’illusion? Si rien n’existait? Dans ce cas, j’aurais payé ma moquette beaucoup trop cher !». En six séances d’analyse illustrées par de nombreux extraits, entrons dans l’univers tragi-comique de Mister Manhattan.

FORMATEUR
Olivier Lecomte
est critique à Télémoustique depuis 1992. Il a dirigé le supplément belge du magazine Studio, collaboré à l’émission Télécinéma de La Une et écrit pour diverses publications: L’événement, Cinergie, Dimanche Matin, Le journal du mardi, The Ticket, Gaël… Il a fondé le cours d’analyse de films La Toile filante et assure actuellement une série de formations sur le cinéma à la Médiathèque de l’ULB, à l’Université des Aînés (UCL), à l’Espace Delvaux, à l’Espace Senghor, à l’ASBL Cinéfilms. Il anime régulièrement des rencontres publiques avec des cinéastes (Agnès Varda, Claude Lelouch, Fernando Arrabal, Tony Gatlif, Goran Markovic, Jonathan Nossiter…) et a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.

P.A.F. :
– 4€ / séance (3€ pour les membres Médiathèque ou étudiants ULB)
– 15€ / cycle complet

Inscription sur place dans notre médiathèque

Adresse :
La Médiathèque de l’ULB-XL
Bâtiment U
Av Paul Héger (coin square Servais)
1000 Bruxelles (situé sur la Commune d’Ixelles)
02/ 647.42.07

Nos prochains rendez-vous :

-> Expo photo de Olivier Bourgui – Du mercredi 15 octobre au 03 décembre 2011
-> Conférence dans le cadre d’Europalia Brésil, par Didier Demolin – Mercredi 05 octobre 2011 à 18h30

L’EFFET TITANIC : une analyse critique du cinéma Hollywoodien contemporain par Olivier Lecomte (4 séances)

12 Avr

Le cinéma hollywoodien de ces vingt dernières années met avant tout l’accent sur l’implication du spectateur. Comme le dit James Cameron: «On ne doit pas assister au naufrage du Titanic, on doit être sur le bateau en train de sombrer.» Il faut renforcer par tous les moyens notre adhésion au film, nous placer au cœur de l’image, du drame. Ce cinéma s’adresse d’abord aux sensations ensuite, éventuellement, à l’intellect. Qu’y gagne-t-on? Qu’y perd-t-on? En quatre séances, nous aborderons les enjeux de la révolution numérique, l’évolution actuelle du montage, l’importance accrue des mouvements de caméra et, enfin, la perte du réel qui découle d’un cinéma privilégiant la citation ou le second degré.

SÉANCE 1  : Les enjeux du numérique -> 27/4/2011 de 18h30 à 20h30

L’image numérique permet bien des choses. Elle redonne vie aux dinosaures, nous fait visiter le Londres du XIXe siècle, elle multiplie par mille le nombre des figurants. Mais elle introduit aussi le doute quand à la véracité des images, qui peuvent être retouchées à loisir. Et elle repose la question cruciale du hors champ: on peut désormais tout montrer mais n’est-il pas plus intéressant de suggérer?

SÉANCE 2 : De plus en plus vite: le montage frénétique -> 18/5/2011 de 18h30 à 20h30

Présenter ou analyser une action en train de se dérouler ne suffit plus aujourd’hui, il faut la faire sentir de l’intérieur au spectateur. On a alors tendance à sur-découper l’action pour amplifier son impact et son côté «tactile». La vitesse est l’élément-clé qui permet au spectateur de «vivre» le film. Jusqu’à ne plus rien y voir?


SÉANCE 3 : Et que ça bouge! Le film-tour de manège -> 25/5/2011 de18h30 à 20h30

Louma, steadycam, motion control: l’appareil de prise de vues a acquis une mobilité quasi illimitée. Le mouvement de caméra ne fait plus nécessairement sens, il est là pour mieux nous propulser dans l’image. Le procédé s’est généralisé dans les années 90, aboutissant au film-tour de manège calqué sur les attractions des parcs Universal ou Disney. Le cinéma est-il en train de vivre une nouvelle période foraine?


SÉANCE4 : La perte du réel ou la chaîne sans fin des images -> 1/6/2011 de 18h30 à 20h30

La multiplication des images fait que le réel se dérobe. L’image renvoie à une autre image et celle-ci encore à une autre, sans fin. Cette évacuation du réel va de pair avec un amoindrissement de l’efficacité dramatique. Faisant obstacle à nos projets, le réel est source de tensions qui constituent autant d’aiguillons pour le récit. Faute d’en tenir compte, on est entraîné dans la spirale du «visuellement toujours plus fort». Jusqu’au Grand-Guignol?


FORMATEUR

Olivier Lecomte est critique à Télémoustique depuis 1992. Il a dirigé le supplément belge du magazine Studio, collaboré à l’émission Télécinéma de La Une et écrit pour diverses publications: L’événement, Cinergie, Dimanche Matin, Le journal du mardi, The Ticket, Gaël… Il a fondé le cours d’analyse de films La Toile filante et assure actuellement une série de formations sur le cinéma à la Médiathèque de l’ULB, à l’Université des Aînés (UCL), à l’Espace Delvaux, à l’Espace Senghor, à l’ASBL Cinéfilms. Il anime régulièrement des rencontres publiques avec des cinéastes (Agnès Varda, Claude Lelouch, Fernando Arrabal, Tony Gatlif, Goran Markovic, Jonathan Nossiter…) et a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.

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