Archive | Reggae RSS feed for this section

Méga-vente de cd de 0.50€ à 2€, le 13 septembre de 9h30 à 15h30

11 Sep

Compilateur maniaque en quête de l’introuvable pièce manquante à votre marotte collectionnite connue de vous seuls, renifleur de bonnes affaires en tout genre, curieux en maraude intéressée, badaud en recherche de quelque impulsion musicale salvatrice ou de précieuses madeleines de Proust aux sensations à moitié effacées, nostalgique des objets culturels «en dur », fétichiste du roulement de CD s’entrechoquant comme des marées de dominos, ou simple amoureux de rock ou de jazz, sans œillère si possible, s’accordant volontiers un menu plaisir dans l’instant… accrochez-vous !

Des centaines de disques (+ de 2000 CD) prélevés parmi les trésors insoupçonnés de La Médiathèque seront mis en vente au prix de 0.50€  à 2€ !

Précaution d’usage, munissez vous d’un bon sac à dos, d’un caddie ou, éventuellement d’une brouette.

Adresse :
La Médiathèque de l’ULB-XL
Bâtiment U
Av Paul Héger (coin square Servais)
1000 Bruxelles (situé sur la Commune d’Ixelles)

Dour 2012 : l’Automne rock

1 Août

Depuis  cette édition 2012 du Dour Music Festival, on commence à mesurer de quelle façon le changement climatique affecte notre bonne vieille météo déjà si capricieuse de nature : une seule saison toute l’année, l’automne !

On pourrait discourir des heures durant de cette fameuse année 2012 et son été de deux ans en avance sur les célébrations du centenaire de la Grande Guerre et le « pittoresque » millésimé de ses joyeux massacres pour rien du tout dans une mer de gadoue… Heureusement, sur ce bout de terre hennuyer il ne tombait « que des trombes de flotte » entre les rafales de décibels et les obus n’étaient faits que de boue, même si quelques petits futés avaient tendance à en renvoyer les éclats plus que de raison, et à mesure que le site se muait en un irréel marécage, ou en une annexe, pose de paille aidant, de la foire agricole de Libramont.

Un couvert nuageux anthracite et des températures dignes d’un 10 octobre qui soulignaient la vulgarité machiste et crasse du Saloon Joe Piler trônant sur le haut de la plaine. Et « plouf » l’effet « djeun » recherché par l’omnipotent brasseur (si peu) belgo-brésilien (surtout), même avec le renfort du fidèle Roger (le Marco Pantani flamand des festivals rock) en invité de marque ! Autre os de poulet  resté en travers de la gorge, l’euro prélevé à chaque transaction électronique qui pour le coup se faisait via un service personnalisé avec de vraies personnes… Merci les banques pour cet anachronisme pécuniaire malvenu !

Pourtant, motivé, on l’était. Pour preuve, on avait le pied dans la place dès le jeudi 12 juillet pour la deuxième moitié du set de Steak Number Eight,qui avait l’honneur d’ouvrir les hostilités du Dour 2012. Du post-hardcore « van Vlaanderen » bien drivé par des gamins qui ont encore quelques preuves à fournir, surtout quand leur machine à riffs poisseux s’aventure à découvert sur des clairières mélodiques, mais déjà lesté d’un goût de « reviens-y ». Ensuite, c’est l’obligatoire ballade de reconnaissance sur un site qui n’a pas trop changé en un an, mais où curieusement aucun panneau d’affichage n’est visible (oubli seulement réparé le lendemain) ! Et il y à quand même sept scènes à répertorier ! On fait une petite pige devant la femmeLa Femme, formation électro-chansonnière’80’s, mixte et frenchy, touché du doigt par une hype démesurée, dont on cherche encore la plus petite bribe d’explication. A peine moins convenu mais pas moins proche de sa date de péremption, le hip-hop latino de Kaer (ex Starflam). On ne voit que trop bien où il veut en venir et tout ce fatras – morceaux sans relief, discours politique convenu, cuivres et instruments « joués » bien en vue, roulements de « r » à l’espagnole et inserts reggae de rigueur  – sent bigrement le sapin d’une kermesse multiculturelle subsidiée ! Puis la flânerie vire à l’indigestion auditive avec Merdan Taplak, une sorte de bami goreng électro world qui produit le même effet ragaillardissant qu’un dürüm grassouillet aux petites heures du matin ! Dès lors, les 20 minutes choppées de School Is Cool et sa pop joliment troussée et enlevée deviennent un vrai moment de légèreté et de bonheur. Que couronne ensuite la très convaincante prestation de Plants And Animals dont le rock acoustique est tel un lâcher de ballons dans un ciel azuré, sauf qu’ici, ce sont de tendres mélodies aux douces teintes mélancoliques qui gagnent le firmament. On ne dira rien de la fille qui porte un ananas sur la tête (Sela Shue) parce que vu de loin, c’est très pro et presque parfait dans l’exécution des chansons mais définitivement pas raccordé à l’idée perso qu’on se fait de la pop et du rock. On se cherche une place à bonne distance pour l’un des évènements les plus attendus de la journée, Caribou, mais le cervidé canadien déçoit à moitié. On s’attendait à un festival pop psyché et avec parade de boucles serpentines, revue de rythmes malicieux et bouquets de mélodies finaudes et on se retrouve avec un concert à la fois démonstratif et autiste, où le groupe semble jouer pour son seul bonheur et a bien du mal à communiquer son entrain scénique à une foule pour le moins dubitative et partagée. Si bien que c’est presque avec étonnement qu’on voit franz ferdinantFranz Ferdinand mettre la Last Arena dans sa poche. Show impeccable de simplicité, énergie bon enfant et une incontestable prédisposition à l’efficacité mélodique instantanée transforment chacune de leurs mélopées en hymne fédérateur et définitif. Mais la pluie se charge de refroidir notre enthousiasme et on atterrit au-devant de Scuba et sa post-dubstep matinée de techno. Inégale mais parfaite mise en bouche pour la prestation du jour, celle de Squarepusher. Déjà remis en selle avec son inespéré dernier album (Ufabulum), l’Anglais, masqué pour l’occasion, offre une époustouflante démonstration d’électro breakbeat génétiquement modifiée, pulsante, métamorphique, roublarde et amoureusement tortueuse. Soutenu par un visuel interactif noir et blanc qui en souligne l’étourdissante complexité mais aussi l’évidente contrepartie ludique. D’ailleurs, en seconde partie de show, l’homme s’empare d’une guitare « préparée »  pour se fendre d’une volée de solos machiniques décoiffants et extraterrestres. Après pareille avalanche auditive et accusant le coup d’une journée bien remplie, on a un peu de mal à s’arrimer au set de Clark, qui laisse de côté les subtilités guitaristiques de son dernier disque pour laisser libre-court à son savoir-faire « warpien ».

La maussade journée du vendredi 13 débute en mode hip-hop avec Doomtree. Cinq gars et une fille du Minnesota qui vont au charbon sans compter. Flow impeccable, propos mesurés et une instrumentation qui, malgré son caractère 100 % enregistré, transpire l’intelligence et l’ouverture (avec une saturation très rock). A contrario, ma deuxième rencontre avec The Inspector Cluzzo revient à boire une bière plate et tiède ou se raconter la même blague pas drôle entre amis deux fois de suite. Une fois balancées les saillies verbales héritées d’une faconde qui a fait leur réputation, le duo s’échine à cacher la pauvreté mélodique et l’absence d’idées propres de leur soul/rock des plus anodins. Annoncé comme la petite merveille du rap Français, 1995 (dites mille neuf cent quatre-vingt-quinze) séduit d’entrée par sa fraîcheur et une certaine positivité de ton mais rame un peu sur la distance. La faute sans doute à une palette instrumentale un rien trop sage et lisse. Partagé entre deux envies contradictoires, on décide de ne pas choisir et d’opter pour un 50/50 Hanni El Khatib/Speech Debelle. Le premier, chéri de ses dames et qui a fait farine au moulin de la hype il y a moins de 6 mois opte pour un show solide et sans fioriture, entre garage soft et rock vintage, mais on attend encore les points de bonification promis par l’insolente notoriété du bonhomme. On vient même à déplorer d’avoir manqué le début du concert de cette petite Anglaise rondouillarde flanquée d’un vrai groupe qui assure toute en souplesse. Hip-hop mâtiné de soul et de rock servant de riche décor à un flow narratif qui donne envie d’en savoir davantage sur ses textes. On s’offre une petite récréation métal. Ca tombe bien, l’élu du jour s’appelle Municipal Waste, héraut d’un revival thrash/core (remmember D.R.I. ?) aussi pêchu que rigolo. A réessayer en  fond sonore de votre prochain jeux (ou film) de massacre de zombies. Et on avait bien besoin de ces vitamines-là pour affronter la  triste descente aux enfers glam rock d’un ex-challenger du punk rock mélodique, Against Me!, à présent suffisamment ramolli pour assurer les lucratives premières parties de The Good Charlotte ! Refroidi par une prestation catastrophique à l’A.B. en juin 2010, on est tout heureux d’assister au regain de forme des vétérans de Dinosaur Jr. Une set-list essentiellement construite autour d’anciens titres mais miracle, Jay Mascis parait enfin conscient de jouer devant un public de « vivants » et le reptile prouve qu’il a encore de beaux restes et un paquet de semi-tubes à jamais préservés de la corrosion. Il y a des personnes décidemment bien choyées par la nature. Annie Clarck alias st vincentSt. Vincent est de celles-là. Physique à l’avenant, guitariste douée au toucher original, auteure de chansons à tiroirs et aux courbures mélodiques surprenantes, la belle sait aussi investir une scène et recadrer instantanément ses joyaux pop taillés pour le XXIème siècle aux contraintes (imposées) de l’instant. Avec en prime, un plongeon final de la diva sur la crête de bras d’un public qui n’en demandait pas tant ! On repart dans le sens opposé et on soupire devant l’affligeant spectacle offert par Ministry, condamné à rabâcher un métal (de moins en moins) indus qui n’a pas progressé d’un saut de puce depuis 13 ans au moins, et à hurler sa colère téléphonée avec la conviction d’un acteur de doublage dans une série B. Sans oublier cet androïde de batteur assoupi sur sa double caisse & pédale. On arrive trop sur la fin pour prendre la juste mesure de l’électro techno classieuse de Pantha Du Prince et ses deux bonnes idées sonores par titre au minimum. Mais on est aux premières loges pour la torgnole du jour, la totale après celle administrée ici-même il y a quelques années par ces mêmes Battles. Enfin presque car le quatuor d’origine est passé trio mais son idiome rock garde cinq ans d’avance sur la concurrence. Resserrée au-devant de grands écrans digitaux où apparaissent les visages des intervenants vocaux (Mat Agayo, Gary Newman…) de leur récent méfait (Gloss Drop) la formation U.S. plus à son affaire que l’an dernier à l’Ancienne Belgique, ne se contente heureusement pas que de faire de la synchronisation sonore de luxe, mais s’offre une nouvelle relecture intelligente, concentrique, burnée et ludique d’un répertoire à chaque fois éprouvé et toujours inusable. Concentrés au point que certains les jugeraient distants, les trois hommes parviennent à offrir un spectacle total qui ravit à égale hauteur les oreilles (quel son !), les yeux (visuels intrigants), et même les neurones à cette heure déjà tardive… Après cette douche intérieure décapante qui apporte un heureux contraste à l’embourbement déjà avancé du site, la prestation électro des méritants Actress passe presque pour un moment d’ennui consommé. Et l’on comprend que le chemin sera encore long avant de retrouver le confort relatif d’un endroit bâché, à soi, et tout à fait à sec…

Bien reposé, et après avoir triomphé d’un parcours bucolique hors-catégorie (paille + gadoue) on se pointe presque à l’heure ce 14 juillet pour brnsBRNS (dites « brains » comme dans les films, Le retour des Morts Vivants I, II et III). Bien que vus, au bas mot, 17 fois cette année, la lassitude n’opère toujours pas et ces chansons aux rythmes multiples, sinuosités mélodiques nombreuses et harmonies contrastées, lestées ici d’un final rythmique ébouriffant, n’en finissent pas d’alimenter un enthousiasme légitime au moment où paraît leur premier long format ! En regard et malgré une presse déjà acquise à leur cause, Poliça a bien du mal à distiller autre chose qu’un ennui poli. Ou quand délicatesse et pop gracile s’évanouissent aussi promptement que le souvenir du jour où le thermomètre indiquait fièrement un bon 25 % sur la Plaine de la Machine à Feu. D’autant qu’à la même heure, les baby rockers de The Bots bluffaient leur monde avec un punk-hardcore né bien avant eux et balancé sans calcul, avec même une part de cette insouciance culottée typiques des nouveaux-venus dans l’arène. Même pas trente printemps à eux deux et certes, une mère qui veille au grain (du bizness), mais le duo guitare/batterie a dans sa besace une belle poignée de mélodies dynamites, sait aussi lever le pied et maintenir sous contrôle son déjà imposant bagage technique. A saisir avant leur passage à l’âge (de l’ennui ?) adulte. Après ça, ce n’était pas vraiment le moment d’aller prêter l’oreille aux facéties synthétiques de Pomrad dont la prestation ressemblait furieusement à une démonstration de matériels sonores de pointe vers 1985 par un vendeur chevronné de type « synth-hero ». Impressionnants de puissance sereine, les Américains de The War On Drugs déploient une classe folle, pareille qu’en salle, pour ré-enchanter un rock sixties psychédélique et le sertir d’un parfum tout à fait actuel. Une réussite doublée d’un bel exemple d’amitié musicale avec la participation du méritant Kurt Vile (ex WoD) sur une paire de titres. On était plutôt adeptes de leur compromis hymnes ado/ adrénaline 100% naturelle, mais étendu à 5 personnes, l’ex trio Nada Surf a pris un sérieux coup de vieux dans les lattes. Un concert qui faisait un peu mal au cœur tant il peinait, malgré le défilé de tubes conviés, à se maintenir au sein de la catégorie du « tout juste acceptable ». Tout le contraire du très occupé David Bejar (The New Pornographers, Swan Lake…) qui, sous son identité de Destroyer a sublimé son très discuté et récent Kaputt. Mélodies calibrées F.M. poudrées d’arrangements jazzy presque indécents pour notre époque (saxo, flute…) et qui deviennent sur scène les meilleurs garants d’un pur moment de sidération pop où le nombre fluctuant d’intervenants (de 6 à 9 !) n’entravait aucunement la pratique de cet art difficile de la nuance et de l’équilibre harmonique. Un écueil un peu traquenard dans lequel Bon Iver s’est laissé mener contre son gré (?). Personnel surnuméraire, décor forestier (?) inapproprié parce donnant à distance l’impression de masquer la scène, mais surtout, un bouquet non éclos de chansons exigeantes qu’une telle exposition au grand air privait de leur part d’intimité constitutive. Dommage. On reprend un peu de force devant les ultimes mesures du Docteur Fatalis du hip-hop old school (mais était-ce bien lui ?), DOOM qui sans se forcer, met encore joyeusement la honte au trois quarts des rappeurs français (et belges) du Dour 2012 avec son flow félin et narratif et des boucles obstinées, jamais puisées deux fois dans le même ravier musical d’origine. Et revoilou vileKurt Vile And The Vilators, cette fois maître du jeu et quitte d’une prestation qui devra graisser quelque peu ses rouages en cours de route, mais dont on conservera finalement un excellent souvenir. Quelques légers soucis de gorge mais toujours pas mal d’enthousiasme, un petit coup de main approprié (WoD qui rendait la politesse), et un solide quarteron de chevelus aux petits soins de quelques-unes des plus addictives ballades poivrées entendues l’an dernier (l’inusable Smoke Ring for My Halo). A cette heure, la plaine ressemble davantage à un marécage nordique parsemé d’îlot fangeux qu’à une étendue boueuse des Flandres et chaque déplacement intra-scène demande un temps sans cesse plus long et une énergie toujours plus grande. Ce qui fait qu’on râle un peu devant le spectacle tristounet du cirque électro-indus de Punish Yourself. En panne sèche côtés visuels et musiques, réduite à ânonner un répertoire monogame et vieillissant, la caravane exhibitionniste évite de peu le camouflet du ridicule consommé. Et comme un malheur ne survient jamais seul, on a la très mauvaise idée d’achever la soirée devant The Shoes. Electro-pop sympatoche sur sillons mais percluse de mauvais tics sur scène. Accent frenchie gênant, mélopées finalement quelconques et un insupportable trio de frappeurs sur tom unique qui la ramène à tout bout de champ, c’est-à-dire tout le temps ! On fuit…

Au lendemain et ultime journée (15/07) d’un festival thalasso (au-dehors) bières (au-dedans) sans comparaison aucune. The K ouvre le bal sonique de pétaradante façon. Noise rock millésimé à la Jesus Lizard/Penthouse carburant à l’urgence et au hoquet rythmique, mais sachant aussi tisser un collet de chansons nauséeuses que ces Liégeois prennent un malin plaisir à resserrer lentement autour de l’auditeur. A revoir en salle. Une priorité que l’on n’accordera pas aux Anglais de Turbowolf dont le rock banal et braillard est un choix dicté par une topographie des lieux qui laisse le choix entre l’option soft, « trempé jusqu’aux genoux » et l’osée « dans la merde jusqu’au cou ». Autre déconvenue, le stoner psyché de Red Fang, bourru sur plaques et zarbi en clips (à 5000 boules pièce), et qui sur planches se charge d’une mauvaise graisse hard rock 70’s des plus indigestes, qu’étale pompeusement son duo d’hurleurs (du dimanche). Si fait que le rap de Sexion D’Assaut en devient tout guilleret. On exagère mais en dehors de sa rhétorique banlieusarde obligatoire et de son numéro d’auto-promo habituel, ce collectif (même pas au complet) hip-hop grand amateur de buzz fracassant ne casse pas trois pattes à un canard, fût-il à capuche ! Du rap « made in France » même pas frileux de passer sur NRJ, bien torché trois morceaux durant mais à la traîne dès le quatrième. Et toujours ce déficit criant d’idées sonores originale dans l’échafaudage samples/sons. On s’offre un ultime rayon de soleil avec chairliftChairlift qui, bien mieux qu’au Botanique cette année et malgré un son déficient, arrive à conférer une seconde vie à ses chansons fragiles aux constructions délicates et aux harmonies diaphanes peu adaptées en ces lieux. Et le charme opère; et pas seulement parce que Caroline Polachek était la seule reine de beauté capable de rivaliser avec Annie (St-Vincent) Clark.

Et dès lors qu’une rapide évaluation des zones corporelles encore sèches conclut à un départ anticipé, on se laisse gagner par l’envie d’un dernier baroud sonique. Et on l’obtient des retardataires Cerebral Balzy, programmés la veille mais perdus en chemin. Quintette blanc/blacks originaire de la grosse pomme versé lui aussi dans ce revival punk/hardcore dont les rangs grossissent à vue d’œil. Mélodies mâchonnées ou scandées du bout de lèvres, accélérations en pagaille et mid-tempo de rigueur, ce hardcore d’avant la contamination métal (début ‘80) a au moins, à défaut d’apporter quoi que ce soit de neuf, la fraîcheur générationnelle pour lui.

A l’année (automnale ?) prochaine…

Yannick Hustache

Photos : Olivier Bourgi. L’artiste est visible par ici: http://www.myspace.com/bourgol

Sélection Fresh Rap/Soul/Reggae #Semaine du 27 février 2012

27 Fév

BRANDED
DOPE D.O.D.

Pochette KD6539.

DOPE D.O.D., 2012. Enregistrement 2011.

Classement
Rap, KD6539

Dope D.O.D. est un groupe hollandais qui pratique un Rap anglophone rugueux et viscéral. Se démarquant avec talent et sans chichis des clichés calibrés top 50 et des exercices de style auto-tunés, Dope D.O.D. est plus intéressé par les ambiances sombres et lourdes, à la limite de l’étouffement. Des productions brassant Rap Hardcore, des wobbles dignes des meilleures productions Dubstep, Dope D.O.D. se place au centre nerveux des tendances Rap/Grime/Dubstep actuelles. (PTH)

BETTY WRIGHT: THE MOVIE
Betty WRIGHT AND THE ROOTS

Pochette KW9253.

S-CURVE RECORDS, 2011.

Classement
RnB/Soul/Disco, KW9253

Collaboration entre la légende Soul Betty Wright et le groupe de Rap The Roots. Bien que n’ayant pas sorti d’album à son nom en près de 10 ans, Betty Wright n’en est pas pour autant restée les bras croisés, elle a produit, écrit et arranger des morceaux pour des artistes comme Josse Stone, Lil Wayne ou encore P. Diddy… Pour cet album qui marque donc son retour sur le devant de la scène, elle nous propose un album efficace entre Sweet Soul et ambiances (soft) Funk 70’s. Une production sans fioriture et ultra actuelle associée à des compositions délicate et originales font de ce disque un petit bijou. (PTH)

THE RETURN OF PIPECOCK JACKXON
Lee « Scratch » PERRY

Pochette KP3161.

HONEST JON’S RECORDS, 2011. Enregistrement 1980.

Classement
Reggae/Raggamuf, KP3161

Edition CD d’un album marquant une transition pour Lee Perry, en effet, The Return of Pipecock Jackxon est le dernier album que celui enregistra dans son Black Ark Studio avant sa destruction par le feu ! Album étonnant et non achevé selon Perry, on y retrouve néanmoins Lee Perry en grande forme et malgré une production plus que brouillonne. Une parution à ne surtout pas manquer donc, puisque c’est l’excellent label Honest Jon’s qui la publie et qui l’accompagne de notes de pochettes écrites par David Katz, biographie de Lee Perry ! (PTH)

Vente exceptionnelle de CD ce mercredi 15 février 2012

14 Fév
Des centaines de cd prélevés parmi les trésors insoupçonnés de La Médiathèque seront mis en vente au prix de 0.50€ et ce uniquement le mercredi 15 février 2012 !
Qu’on se le dise …

Sélection Fresh Rap/Soul/Reggae #Semaine du 13 février 2012

13 Fév

HOLLIE COOK
Hollie COOK

MR BONGO RECORDINGS, 2012. Enregistrement 2011.

Classement
Reggae/Raggamuf, KC7196

Hollie Cook est une jeune chanteuse anglaise plus que prometteuse. Née de parents musiciens, un père nommé Paul Cook, batteur des Sex Pistols et une mère (semble-t-il) choriste dans Culture Club, presque tout la prédestinait à la musique. C’est sous l’appellation ‘Tropical Pop’ qu’Hollie Cook mélange le Reggae aux influences qui métissent sa culture musicale londonienne. Reggae, Dub, Post Punk, tous ces ingrédients combinés à la production de Prince Fatty font que son premier album est lumineux et léger. (PTH)

SOUL IS HEAVY
NNEKA

YO MAMA’S RECORDS, 2011.

Classement
RnB/Soul/Disco, KN8663

SOUL IS HEAVY est le troisième album de la chanteuse Nigero-Allemande Nneka Egbuna. Après avoir vécue plusieurs années en allemagne (pour des raisons d’instabilité politique du Nigeria), elle est désormais retournée vivre dans son pays natal. Nneka a obtenu une reconnaissance grandissante (presse spécialisée & blogosphère) depuis son disque NO LONGER AT EASE en 2008. Dotée d’un forte personnalité elle est toutefois restée simple en marge du « star-system ». Registre soul (touche reggae et rap) dans la lignée de Lauryn Hill.(BB)

PATTERN + GRID WORLD
FLYING LOTUS

WARP RECORDS, 2010.

Classement
Rap, KF4707

Successeur de l’album « Cosmogramma » [KF4706] parut en début d’année 2010.

%d blogueurs aiment cette page :