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Le top de l’année 2012 « rock-pop-électro » de Yannick (1ère partie).

26 Déc

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1 Beak >> (réf : XB228E) Le  trio  originaire  de  Bristol  est de retour avec ce deuxième album mêlant  toujours sonorités krautrock et minimalisme, influencé par Can, Neu!  ou  encore  PIL.  Si  leur premier album était une vrai surprise, celui-ci  reprend  la  même  recette  mais  reste tout de même de bonne facture. [I.K]

http://www.youtube.com/watch?v=k6EZp96IZYg

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2 Swans The Seer (réf : XS964F) Douzième  album  studio  des  Swans de Michael Gira avec comme invités: Karen  O  des  Yeah  Yeah Yeahs, Alan Sparhawk et Mimi Parker du groupe Low, Ben Frost, Grasshopper de Mercury Rev, des membres de Akron/Family mais  aussi la chanteuse Jarboe qui avait quitté les Swans au moment de  la première séparation du groupe en 1998. (DM)

http://www.youtube.com/watch?v=a4mQxGXxU2M

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3 Liars WIXIW (réf : XL430X) Mélodie  rampantes,  samples  vénéneux,  boîtes à rythmes léthargiques,  bribes  de  techno  minimaliste,  prose  tourmentée, chants profonds et  moribonds   communient   pour   former  un  disque  cauchemardesque  et envoûtant,  habité  par  une forme de schizophrénie qui sied idéalement  aux  nouvelles  expérimentations  de  cette formation de génie. Presque  entièrement  électronique  et  produit  par  le  démiurge Daniel Miller  (fondateur  de  la  maison  culte Mute et musicien patenté derrière The  Normal  et  Sillicon  Teens), ce sixième LP voit donc Liars s’aventurer dans  des  contrées  inattendues où l’on songe tour à tour à Portishead  (les  lignes  de basse synthétiques de l’extraordinaire N°1 Against The  Rush  et  WIXIW  rappellent  étonnamment celle de The Rip), et au Kid A  (2000)  de  Radiohead.  Le chant éloquent d’Angus Andrew évoque sur III Valley  Prodigies,  Who  Is  The  Hunter et His And Mine Sensations les  psalmodies  habitées de Thom Yorke. L’énergie hargneuse et technoïde de Brats fait songer au Monsters Rule This World! (2000) de Sylvester Boy. Seule,  la  néanmoins  excellente  Flood  To  Flood renvoie aux allures martiales  de  They  Were  Wrong So We Drowned (2004) pour retrouver la formation  dans  l’exercice où se sont illustrés ces dignes successeurs de  This  Heat.  Diablement pervers, WIXIW se parcourt comme une balade nocturne  dans  un  marais brumeux. Il faut prendre garde à l’apparente tranquillité des lieux : qui sait ce qui sommeille sous ces eaux noires dont la surface semble si lisse ? Mettre ses nerfs à l’épreuve de WIXIW :  voici  tout  le  mal  qu’on peut vous souhaiter. (Xavier Mazure dans Magic)

http://www.youtube.com/watch?v=ggR6RuBh8I0

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4 Electric Electric : Discipline (réf : XE301K) Il  aura  fallu  quatre  années,  et  autant  de  labels  réunis,  pour  qu’Electric Electric donne suite à son dantesque premier LP, Sad Cities  Handclappers  (2008).  Pas  à cause de frilosités de crise ni de crises  d’inspiration,  mais  parce  que  l’union  fait la force et que l’art a  besoin   de   temps.  Suivant  une  simple  (et  si  rare)  logique  de  mathématique humaine, la réunion des savoir-faire de structures amies a ainsi  suivi  la  courbe des ambitions de musiciens aimés. Une évidence  pour  ce  trio  qui  voit  double (efforts et récompenses), et apparaît  aujourd’hui comme la valeur fédératrice d’une scène free rock française  parvenue  à maturité, mais toujours aussi discordante et créative. Plus  encore  peut-être que leurs camarades de La Colonie De Vacances (Papier  Tigre,  Pneu et Marvin), et sans vraiment briller dans la communication  (voir  leur  site  Web  et  leurs  photographies  floutées),  les trois  Strasbourgeois  ont  su dépasser leur statut de bourreaux des scènes en  portant  une  attention  minutieuse à la musique enregistrée – au moins  parce   que  leurs  premières  sources  d’inspiration  (punk  hardcore,  post-rock)  renvoient  à une époque où l’album était encore unanimement  pensé comme oeuvre de référence.

On  doutait  donc  que  Éric  Bentz  (guitare,  chant),  Vincent  Redel  (batterie)  et  Vincent  Robert  (clavier,  chant)  aient  besoin de…  discipline,  eux qui mettaient dès leurs débuts « la puissance de Slayer  au  service de Shellac » (dixit Étienne Greib in magic n°123), incarnant  de manière presque anachronique l’union entre maîtrise instrumentale et frontalité  physique,  sensibilité mélodique et appétit de destruction.  Mais  on  respecte  le  choix  du  titre,  à prendre littéralement. Une  Discipline  dépourvue  de tout romantisme « joy divisionien ». Discipline de  rigueur  plutôt que de rigidité. Discipline du format (onze titres,  aucun  interlude), de la technique (qui s’imprime ici au registre de la  nuance),  de la vision offerte au public (de plus en plus complexe pour  mieux   atteindre   le   coeur  sous  les  tripes).  Après  une  courte  introduction  aux  nouvelles  obsessions  tribales  (Icon),  nous voilà propulsés  sur  les  vastes  étendues  électrifiées  de  Trans  Am pour l’ouverture  de  La  Centrale,  où chaque réacteur est allumé, contrôlé puis  associé  jusqu’à  liquéfaction  de  l’espace-temps, dégageant une impression  de  calme/flottement  alors  même  que tout turbine à plein régime.  Neutra  Tantra  prend  position  sur  ce  rythme  de croisière radioactive,  densifié  dans  la  répétition,  vibrionnant  de guitares mélancoliques  et  mouillé  de  synthétiseur,  association inespérée de l’autisme et de l’éloquence.

Discipline  prend  à  son tour de la vitesse par paliers, enroulant ses ouragans  autour d’un canevas mélodique d’allure ternaire, ou piétinant avec  la  rage éméchée d’un sorcier vaudou. C’est alors qu’une montagne terrifiante se dresse, éboulis rythmique perpétuel montant vers un ciel de cloches au lieu de s’effondrer (Pornographic Arithmetic), où résonne une voix fantomatique qui pourrait bien être celle de tous les ouvriers sacrifiés  de l’ère post-industrielle (Fukushima, nous voilà). Sous son  ombre,  le  climat  devient  plus  pesant  et les rêves se diffractent, projetés dans des zones d’ombre où l’excitation démente des répétitionsbruitistes  (Xx  1  et  Xx  2, éprouvant et gratifiant diptyque) épouse l’hypnose  radicale d’une transe africaine parée pour la chute (Exotica Today,  tout  sauf  exotique).  À la sortie du tunnel, on se frotte lesoreilles  et  on ouvre des yeux embués sur les trois derniers monuments dressés  en  rang  d’oignon. Summer’s Eye, démonstration de force et de vitesse  claquant  la  porte du post-rock pour tutoyer le drone, et quidevrait  mettre  à  genoux  les  amoureux  de  n’importe quelle musique violente.  Puis  le  plus discret mais sublime Ulysse, hommage possibleaux  oubliés  Crescent,  qu’on  pourrait aussi confondre avec un inédit miraculeux  de  The  Berg  Sans Nipple. Material Boy assume sa position finale  (c’est  le plus long) en entamant une danse divagante autour du cadavre de Sonic Youth, laissant peu à peu affleurer et se reconfigurer les  myriades  d’images  précédentes,  sans  jamais  donner  la moindre impression  d’effort  –  à  nouveau, la planche sous le déluge. Certain d’avoir  assisté  au déploiement d’un chef-d’oeuvre, on n’aura de cesse d’y  revenir  pour  tenter  d’en  dénicher le manuel, jamais dépité (ni déçu)  de  savoir  que  celui-ci  est  enfermé dans l’atelier personneld’Electric  Electric.  À notre tour de voir double. (Michaël Patin dans Magic !)

http://www.youtube.com/watch?v=brQBSWzVTqY

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5 Young Magic Melt (réf : XY746M) Après avoir sorti un premier EP en 2011 les trois Australiens installés à  Brooklyn sortent leur premier album sur Carpark Records (Dan Deacon, Memory Tapes…) sur lequel ils distillent une pop psyché envoutânte et vaporeuse  (cataloguée  Chillwave)  mixée  à une rythmique tribale à la manières d’ Animal Collective. [I.K]

http://www.youtube.com/watch?v=qo88Uo3kBeo

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Deux démos sur le grill

19 Déc

P.N.I -> Z01123 (2006)

Electro warpienne

Kung-Fu 77 ‘I wish You Were Here’ -> Z01808 (2009)

Secret trop bien caché de la pop électrifiée éclectique made in Belgium (ten points !)

A faire passer.

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