Tag Archives: Festivals

Tickets de concerts, festivals, expos,… en vente à l’ULB XL

7 Juin

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PointCulture ULB XL (ex Médiathèque) vend des tickets de concert, festivals, expo. Vous pouvez acquérir vos tickets pour Couleur Café, Esperanzah, Les Ardentes, le Brussels Summer Festival, sans oublier les festivals de Dour et de Lasemo, mais aussi pour Baudet’stival de Bertrix, ou la Fiesta du Rock à Flemalle, ou le Ronquières Festival, et même pour Dead Can Dance, Elton John, Indochine, et le spectacle de Cats, ou encore l’expo Kandinsky,…

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Jazz in ULB : Un partenariat de la Médiathèque ULB-XL avec ULB Culture et le Conservatoire Royal de Bruxelles

25 Jan

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Balkan Trafik dans votre médiathèque, notre sélection autour du festival

31 Mar

La Médiathèque de l’Ulb vous propose, pour la 4ème année consécutive, une sélection de médias autour du Festival BALKAN TRAFIK!, qui se déroulera cette année les 14, 15, 16 et 17 avril au BOZAR.

Nous aurons aussi le plaisir d’accueillir le 09 avril 2011, deux groupes « labellisés » Balkan Trafik.
Plus d’informations sur ces 2 concerts

Krupnik & Yiddish Tanz, met l’accent sur un répertoire aux sonorités balkaniques et orientales.

Zongora feat Aurel Budisteanu, évolue dans un répertoire aux accents balkan-gipsy. Leur 1er album « Doveriata » sortira en avril 2011.

 

Petite sélection à travers nos collections, d’autres médias (Cd, DVD, Cours de Langue, …) dans votre Médiathèque de l’Ulb :

BOBAN I MARKO: BALKAN BRASS FEST – MU9971
Boban MARKOVIC ORKESTAR
PIRANHA, 2003
LE MONDE EST UN VILLAGE 9- MA0210

Balkan Trafik fête son 5e anniversaire en fanfare

Pas de fête d’anniversaire sans feu d’artifice. La 5e édition de Balkan Trafik ne dérogera pas cette règle. Avec Goran Bregović dans une création unique, le dernier film de Danis Tanović et l’orchestre des Marković, mais aussi avec une croisière festive le long du canal de Bruxelles : le Balkan Boat !

Balkan Trafik : Jeudi 14 > Dimanche 17.04.2011 Palais des Beaux-Arts

Balkan Trafik fête déjà ses cinq ans ! Comme d’habitude, ce festival qui s’étale sur plusieurs jours au Palais des Beaux-Arts nous promet un patchwork de cultures unique en Europe. Du jeudi 14 au dimanche 17 avril, vedettes locales, artistes de la diaspora et créateurs d’ici ou de là-bas se partageront l’affiche pour vous offrir un mélange de musique, films, théâtre, danse et animations de tout le sud-est de l’Europe. Balkan Trafik n’hésite pas à mêler les styles et les genres, de la musique folklorique à l’électro en passant par les meilleurs brass bands du moment et la crème des scènes jazz et rock.

Pour son anniversaire, Balkan Trafik s’entoure des plus grandes pointures : le célèbre Goran Bregović revient avec un projet musical grandiose, Margot, et réalisateur Danis Tanović, le fameux brass band de Boban I Marko Marković et le groupe de rock turc, à la stature et renommée internationale, Duman, seront aussi de la partie. Last but not least, pour célébrer son cinquième anniversaire en beauté, Balkan Trafik a aussi prévu une croisière festive le long du canal de Bruxelles, à bord du Balkan Boat, en guise d’ouverture du festival.

Plus d’infos www.balkantrafik.com

Concerts de Krupnik & Yiddish Tanz et Zongora feat Aurel Budisteanu – Samedi 9 avril 2011 à 12h30 & 13h45

22 Mar

Concerts organisés dans le cadre de notre partenariat avec le Festival Balkan Trafik, qui fête déjà ses cinq ans ! Ce festival, qui s’étale du jeudi 14 au dimanche 17 avril au Palais des Beaux-Arts, nous promet un patchwork de cultures unique en Europe.

Nous aurons à cette occasion le plaisir d’accueillir à la Médiathèque de l’Ulb deux groupes « labellisés » Balkan Trafik.

Krupnik & Yiddish Tanz parcourent à toute allure le paysage riche de la musique juive traditionnelle. À l’aide d’un mélange sublime d’instruments acoustiques et électroniques, ils invitent le spectateur à monter sur la piste de danse.

Zongora feat Aurel Budisteanu, évolue dans un répertoire aux accents balkan-gipsy. L’accordéoniste roumain de Bruxelles, Aurel Budisteanu, s’entoure ici des musiciens de Zongora pour un concert festif de musique des Balkans.
C’est aussi l’occasion d’annoncer la sortie du nouvel album de Zongora « Doveriata »  et leur concert au Théâtre Molière le 22 avril ! Un événement balkanique à ne manquer sous aucun prétexte !

Samedi 9 avril 2011 à 12h30 et 13h45

Adresse :
La Médiathèque de l’ULB-XL
Bâtiment U
Av Paul Héger (coin square Servais)
1000 Bruxelles (situé sur la Commune d’Ixelles)
Accès gratuit
02/ 647.42.07

Regards et voix de réalisatrices, une réalité contemporaine, par Muriel Andrin

28 Août

Conférence sur les femmes réalisatrices, en relation avec le Festival du Film des Femmes « Elles Tournent » qui aura lieu du 16 au 19 Septembre 2010.

-> Mercredi 15 septembre de 18h30 à 20h
-> Accès gratuit

Radio Campus diffusera la conférence en direct

Comme en témoigne le cas d’Alice Guy-Blaché, les femmes réalisatrices sont nées avec le Cinématographe, mais peu d’histoires du cinéma ont daigné souligner leur importance vis-à-vis de ce 7ème Art. Depuis les années 70, elles sont devenues de plus en plus présentes (même si toujours marginalisées dans les histoires officielles) et c’est à la fois leur démarche narrative et leur regard filmique qui intrigue et pose question : les films réalisés par les femmes sont-ils différents ? Le regard posé sur le monde est-il, après le militantisme des années 70, encore spécifique ? En tenant compte de l’extrême diversité des approches, des cinématographies et des genres, de Jane Campion à Claire Denis en passant par Kathryn Bigelow, il s’agira de s’interroger sur la réalité contemporaine de ce cinéma singulier.

www.ellestournent-damesdraaien.org/index.php?lang=fr

Dour 2010 : la routine tranquille et la traçabilité !

22 Juil

Une édition 2010 « étonnante » sur le plan organisationnel et légèrement atone sur le volet musical.

Et une grande première, Dour est (provisoirement ?) le seul festival à même de fournir des statistiques précises (??) sur les faits et gestes de ses bénévoles, mais aussi sur ceux des heureux bénéficiaires du bracelet «presse», titularisé avec code-barres ! Chaque entrée sur le site, mais aussi l’accès à certains lieux « privilégiés » tels la tente presse vous vaut derechef une petite vérification par pistolet optique d’analogue façon au transit d’une vulgaire marchandise depuis son lieu de production jusqu’au caddie de son acquéreur final. On peut comprendre l’objet d’une telle mesure dans la gestion en flux tendus d’une masse de bénévoles parfois un peu tête en l’air, passe encore que le système ait buggé à la délivrance des précieux sésames le jeudi (une grosse heure de bouchon au lieu des 5 minutes de politesse habituelles) mais qu’une contrôleuse zélée exige d’y adjoindre, en plus d’un « beep » approbateur, une pièce d’identité le dimanche, l’ultime journée donc, frise la paranoïa sécuritaire où l’application des dispositifs de chasse au chômeur à ces « vilains profiteurs de journalistes et assimilés » !

Par contre, côté propreté, les efforts entrepris – sur le site – depuis Dour-la-décharge 2007 demeurent constants. Ah ! Qu’il était tentant de jeter son gobelet à terre et mesurer l’empressement des collecteurs assoiffés à constituer leur petit trésor de guerre intéressé (40 pièces = 1 ticket boisson), et pour la première fois depuis des lustres, il était encore possible le dimanche de deviner la couleur de fond des bâches de protection, habituellement recouvertes de trois couches de tags bariolés dans un chaos pictural sans signification.

C’est Chapelier Fou qui essuya les plâtres de mon édition 2010, le jeudi 15 juillet. Le bonhomme est seul en scène et en une lapidaire formule, on pourrait le voir comme un cousin de Yann Tiersen (ou dEUS) oeuvrant pour le compte du label phare de l’electronica teutonne, Morr Music (Lali Puna, The Go Find…). « Agréable par pack de 6 titres mais avec un léger arrière-goût de sirupeux par la suite » aurait écrit mon chroniqueur brassicole préféré. Pour ma part je dirais qu’un ou deux TP chez Owen Pallet (ex Final Fantasy) ne seraient pas de refus ! Le hasard me conduit ensuite au set de Peter Digital Orchestra, un DJ français, moustachu comme tant d’autres, qui arrive à faire vivre si tôt dans la journée son electro funky à grosses pattes (de mouche) avec une joyeuse désinvolture ultra mâle qui confine au kitsch. Un chouia de Showstar plus tard et me voilà devant l’énième trésor annoncé du rock au Sud du pays Lucy Lucy!, et de constater que la belle maturité pop s’exprimant dans une indifférence que l’on qualifiera de polie des premiers ne pèse pas beaucoup en regard de l’enthousiasme suscité par un groupe pop si sympa et anodin que d’étranges bouffées de rock festif (une horreur à mes yeux d’habitude) semblent même remonter en moi !

Du quartet à géométrie variable (un inamovible Texan et un staff anglais changeant) Todd, j’attendais ma première mandale sonique ! Hélas, Craig Clouse (également dans Shit & Shine) tire la tête et s’est fait remplacer au micro par un énergumène qui tient à peine debout, et en lieu et place de l’effet lave-linge en direct du tambour attendu, on récolte un tir non cadré de riffs mal dégrossis qui n’ont plus rien en commun avec le jouissif laminage noisy à l’œuvre sur ses disques. A l’autre bout du spectre, Get Well Soon et son lyrisme mélancolique hyper soigné passe la rampe de la scène sans accroc majeur mais sans éclat particulier non plus. D’habitude dans son élément face au public David Eugene Edwards alias Woven Hand est coincé aux entournures dans son équipée avec les Hongrois de Muzsikas qui donnent davantage l’impression d’assurer les interludes que de rechercher l’étincelle d’une collaboration à priori féconde ! Et la journée d’enfiler une déconvenue supplémentaire au collier bien chargé des perles déceptives du jour par un set de la tête d’affiche, faith no moreFaith No More. L’ex chien fou du metal (?) tout risque d’avant s’est mué en rock docile fédérateur des familles, costard de rigueur, nourri du même enthousiasme communicatif que celui qui préside à la mascarade des héritiers d’une grosse fortune le jour de l’ouverture du testament devant notaire. Où diable était passé le fameux son des guitares mastoc ? Les Dourois n’avaient absolument rien à craindre pour le sommeil ce soir-là ! Dès lors, ma courte virée au Bal des Enragés – ou comment l’alternatif français (des échappés de Tagada Jones, Lofo, Parabellum, Punish Yourself…) se bidonne et recrache son patrimoine punk – a des airs inattendus de revanche. Efficace, joyeux et sans manière, tout simplement ! A la manière de l’association momentanée de Modeselektor & d’Apparat sous le nom de Moderat qui arrive presque à retrouver l’élégance finaude des motifs electro de leur excellente plaque parue l’an dernier, même si d’évidence on sait qui assure le gros du boulot dans l’Affaire… Et d’oublier le set conclusif de la journée des beaufs laborieux de Simian Mobile Disco, qui essaient de faire lever une indigeste pâte disco rock avec l’élan et la finesse d’une analyse du Parti Populaire sur les bienfaits sociétaux d’une redistribution des richesses ! Courage fuyons !

Le lendemain (le 16), le raccord se fait rock’n’roll avec la fin de la prestation de Driving Dead Girl. Ca ne mange pas de pain blanc pop et envoie les décibels bien grassouillets sans finasser, mais c’est comme le rituel du café bien serré du matin, toute une éthique de vie ! Noir et sans lait parce que le nuage, il flottait plutôt dans les mélodies cotonneuses et aériennes du trio Memoryhouse. Du spleen pour les âmes en déshérence et les corps endoloris. Un peu groggy, on se pique d’une tranche de Los Campesinos ! sur une Last Arena (la grande scène) bien trop énorme pour leur pop échevelée et aigrelette, plus à sa place sous un chapiteau où une unique tête de pipe comme Daedelus, qui se poile comme un petit fou à entortiller son electro de gimmicks hip hop, cinématiques et non-identifiés, suffit à remplir le cahier des charges d’amuseur public minimaliste. Et puis, à un moment où l’on commence à désespérer d’une onde sonore sismique et salvatrice, déboule Serena Manesh et son rock noisy mâtiné de Suicide et enfourné dans un brouillard shoegaze tenace. Des cousins norvégiens de A Place To Bury Strangers passablement plus sophistiqués (l’avantage d’être 6), assortis de quelques abyssales rondeurs et comme nimbés d’une indéfinissable aura attraction/répulsion qui doit beaucoup à une bassiste qui rappelle la walkyrie Nico, époque Velvet Underground ! Il est déjà temps de vérifier si le duo disfonctionnel british Dan Le Sac Vs Scroobius Pip ne s’est pas totalement égaré en chemin depuis son insipide 2ème album. Moralité, tout n’est pas perdu mais c’est pas bonjour la finesse non plus ! Annoncé avec fierté, le grand barnum du mélange contre-nature soul/jazz/prog/metal/pop à paillettes de Chrome Hoof chrome hoofse devait d’attirer la grande foule. Mais ni la tenue mi-maillot mi-robe de son intimidante chanteuse black, ni leurs apparats de disciples d’une religion Sci-Fi façon Raël et encore moins la belle énergie dont ils firent montre n’attirèrent la foule. Même pas la petite. Pareil pour d’autres revenants, Black Heart Procession, qui malgré un concert qui tarda à décoller, jouèrent devant moitié moins de monde (version optimiste) que la dernière fois.

Ce n’est pas tant la généralisation du syndrome has-been qui foudroie par exemple les plus drôles du tout Fun Lovin’ Criminals, mais l’impression communément partagée qu’à défaut de quelques têtes d’affiche où d’une politique véritablement axée sur la découverte (rôle mieux assumés par tant d’autres) –et quitte à sacrifier une vingtaine de groupes/artistes surnuméraires au besoin – la formule type Dour Festival a bel et bien atteint ses limites. Une concurrence renforcée et une identité plus floutée ou moins affirmée qu’auparavant (moins de premières et trop d’énièmes visites, de come-back en pagaille) en ont fait un événement musical presque comme un autre. Conséquence, une part toujours plus importante du public qui substitue à l’équation éclectisme + découverte + camping la simple résolution teuf + camping + teuf. Et à l’allure où les choses vont, on aura bientôt envie de rire du concert de reformation des (ex) terroristes sonores d’Atari Teenage Riot dont le propos politique perdait tout son sens dans le flot du décorum publicitaire couvrant presque tout l’horizon, et un recentrage musical de circonstance (option techno + DJs hâbleurs, samples de guitare et emprunts industriels limités) qui les a certainement fait passer aux oreilles des néophytes pour des adeptes véners d’un revival Thunderdome attendant son heure dans les starting blocks de la hype à (re)venir. Heureusement, le vidéaste Chris Cunningham, ses concassages rythmiques houleux mais maîtrisés, ses architectures synthétiques complexes mais cocasses, et ses trois écrans qui ne sont pas là pour faire tapisserie, m’offrent in extremis (et malgré quelques longueurs) une note finale positive qui redonne confiance pour le samedi

Les Liégeois de Frank Shinobi ouvrent le bal du 17 juillet. Leur pop, cyclothymique et bien dressée sur ses ergots a gagné en assurance mais reste désespéramment attaché à la remorque d’un 31 Knots (dont l’un des membres a produit leur dernière plaque) au charisme infiniment supérieur pour espérer évoluer à l’échelon du-dessus. En regard, la troupe Poulycroc dit n’avoir d’afficher ambition que d’amuser son monde avec ses reprises de scies grand public à la sauce (en pot) ska-punk (pouet-pouet)-éthylo-festive (hips !). Ca fonctionne admirablement auprès d’un large public, mais perso, les feintes à deux balles, ça ne me fait rire qu’à moitié la première fois et plus du tout par la suite ! L’autre blague, encore moins drôle, s’appelle Vismets, et fait voir le pedigree d’un clone de Ghinzu certifié 100% qualité Communauté Wallonie-Bruxelles. Au cas où ces derniers se pèteraient les rotules sans doute… Pas des plus inventifs sur disques, les punks canadiens de Fucked Up assurent au moins le spectacle. Ou plutôt son hyper massif de chanteur (on peut y mettre allègrement 3 David Yow des Jesus Lizard dedans) qui beugle et maltraite ses hymnes féroces depuis la fosse qu’il parcourt au pas de charge, pendant qu’avec le plus grand stoïcisme, le reste du groupe envoie la purée depuis la scène. C’est pas de la plus grande fraîcheur ou pertinence musicale mais fait bigrement du bien par où ça passe, d’autant qu’on en attendait pas grand chose. Une pause bières spéciales (d’Inbev, mais c’est déjà ça) plus tard et Chokebore vient briser la monotonie des reformations pour de la thune. Plus concernés que pendant leur dernière tournée (de 2003), ces Américains en stand by prolongé livrent un set miraculeux, tout d’urgence contenue, rallumant sans afféterie aucune, les braises nullement dispersées de leurs déchirantes mélodies en un feu d’artifice électrisé comme on en a que trop peu aperçu cette année. Conséquence, le rock bicéphale de Black Mountain (une face gros rock 70’s, une face psyché) semble bien fade à côté, et la sensation française du moment, Pony Run Run, carrément sans saveur. On revient aux bonnes choses avec Spoon, pop indie de D1 chez eux au USA mais relativement ignoré dans cette partie du monde. On a tort, leurs chansons fourmillent de détours mélodiques insoupçonnés sans que l’évidence n’ait à redire. Pas mal mais un chouia en deçà de leur passage précédent (2002 ?).

Et puis un petit coup de mou assorti d’un début de déshydratation prononcée me plante pour un bon moment à proximité des stands dévolus à la satisfaction des besoins primaires – autrement dit les échoppes crasses & pintes. Trop loin pour me forger un avis objectif sur le concert de De La Soul qui avait l’air de péter d’un entrain joyeusement positif mais pas pour m’étonner du show totalement bluffant – même à distance – d’un Etienne de Crécy dont l’electro-techno et tant et plus, ne me parle pas sur disque, mais qui prend là, presque par surprise une belle revanche sur mon indifférence affichée.

Entamée à foulées légères, la dernière journée (dimanche 18) me fait musarder en zone rappeuse francophone à la fin de la prestation de Gandhi, des Belges qui semblent avoir tout en mains pour reprendre – au niveau popularité – le flambeau de Starflam. Bon flow sans marquage intempestif d’origine (forcer sur l’accent, ça fini par se voir) et beats bien tournicotés. Juste une légère gêne lorsque le couplet promotionnel (« T-shirts et albums en vente au merchandising ») vient naturellement couronner une demi-heure (?) discursive et revendicatrice. A ce moment du jour, (il est 3 heure) il n’y a presque personne pour écouter Baddies sur la grande scène. C’est pop et un peu punk mais surtout terriblement british. Donc, Who cares ? Il y a davantage de monde devant le duo nordiste Curry & Coco, effrayante perspective de buzz à venir et gluante double entreprise de légitimation de prononciation de l’anglais à la française (« cool tu vois ») et de réhabilitation définitive de quelques cauchemars electro-pop 80’s de sinistre mémoire. Et déjà une vraie foule devant la scène reggae ou Danakil assène une prêche dont la bêlante naïveté et l’indignation téléphonée (ah si Sarkozy n’était pas là !) dans un reggae sans la plus petite once d’originalité, feraient passer Yannick Noah pour un disciple de Crass ! Le kraut rock dopé à l’electro des Ecossais d’Errors est dès lors pour moi une heureuse bénédiction tant leur prestation rachète le systématisme un peu raide de leurs plaques (parues sur le label de Mogwai) et me rassure sur un point : je ne suis pas l’unique fan de Salaryman qui pratiquait le même genre de discipline bâtarde il y a une dizaine d’années. Si la veille, seul le chanteur de Fucked Up s’adonnait à son art du côté du public, le duo garage n’roll Monotonix est tout entier dans la fosse. Problème, on n’y voit goutte sauf quand le chanteur joue à Christophe Lambert dans Greystoke, et à l’oreille, ça sonne comme parfois comme la répète d’un vieux groupe hard rock mal attifé et manchot depuis le hangar d’en face ! Un passage rapide devant Tinariwen fait évaporer mes doutes sur leur pertinence à l’affiche de pareil festival – ils s’en sortent vraiment bien – et même regretter la brièveté de ma présence en regard de la déception qui m’attend. Auteurs d’un inespéré come-back gratifié d’un époustouflant récent album qui trace bien large (Fluorescent Black), les rappeurs d’Anti Pop Consortium se pointent en équipe réduite (Beans manque à l’appel) et passent largement à côté de leur sujet. Partagés entre digressions électroniques ennuyeuses et hip-hop pataud, les Américains se sauvent de la noyade artistique le temps de trop rares éclairs où leur génie transparaît furtivement. Dommage. Leader des ombrageux Neurosis, Steve Von Till se fend régulièrement de plaques en solitaire qui passent outre la chape de plomb électrifiée pour fouler des terres acoustiques gelées en permanence. Mais dans la chaleur estivale d’une fin de marathon festivalière, les brames du sombre seigneur esseulé ressemblent trop souvent aux théâtrales lamentations d’un ancien connétable désavoué et rétrogradé au rang d’homme du peuple. Un peu pénible.

L’ami Howe Gelb (Giant Sand, c’est son bébé) vieillit bien, et son américana (dont il a presque défini les paramètres) aussi, et même si les retombées commerciales de son lent travail de défrichage sont allées à d’autres (et en premier aux ex GS qui ont monté Calexico). Un show pépère mais d’une classe absolue et investi d’une vraie générosité devant un gros parterre de fans qui contraste avec la foule agglutinée une heure plus tard devant le roublard Devendra Banhart dont le songwriting en dents de scie entre folk baba et rock vaguement classic – mais certainement pas à hauteur des ambitions affichées en dépit d’une attitude contraire (« ultra cool » quoi !) du Californien – est trop assorti de roucoulades complices et d’effets de manche faciles ou disgracieux pour ne pas éveiller la suspicion.

Heureusement, on aura droit à notre lot de consolation avec Archie Bronson Outfit. Inclassable trio passé récemment quatuor et donc le rock acéré et désespéré est désormais traversé de contorsions (death)disco du meilleur effet. Vêtu de robes aux parures psychédéliques, le groupe ordonne un rock sardonique, grave mais étrangement pulsant et qui surtout fait un bien fou. Cela n’empêche pas les Britanniques de faire preuve d’humour et d’assumer pleinement les imprévisibles conséquences d’un concours qu’ils ont eux-même initié : 1 effeuillage scénique contre 1 T-shirt qui vire au double strip-tease intégral avec numéro de Gogo-dancing en prime.

Après ça, on n’aura plus aucune patience pour l’artefact electro-clash pour vendeurs de godemichés des pénibles Sexy Sushi, et une oreilles trop relâchée à accorder aux vieux briscards de The Sonics. Trop loin pour un dernier effort critiques, mais une réflexion tout de même : les Yéyés n’étaient que de vilains voleurs. Comme pour paraphraser le slogan d’une radio nostalgique « écoutez l’original ». Dites-le à vos parents !

A l’année prochaine.

Yannick Hustache

Photos : Olivier Bourgi. En voir plus : http://www.myspace.com/bourgol
L’artiste ne demande qu’à être vu ! Faites-le savoir.

Esperanzah! 2010

20 Juil

Du vendredi 6 au dimanche 8 août 2010, Abbaye de Floreffe (Namur)

Esperanzah! au rythme du Congo

À l’occasion de cette 9e édition, Esperanzah! explore plus que jamais les richesses musicales du monde. L’Afrique et plus particulièrement encore le Congo, sera honoré par 3 groupes fabuleux : Staff Benda Bilili, Baloji et les Staff des Leaders. Originaire de Kinshasa, le Staff Benda Bilili se compose d’incroyables musiciens assis sur des motocyclettes customisées. Benda Bilili signifie « regarde au-delà des apparences » – littéralement, mets en valeur ce qui est dans l’ombre. Toute une épopée pour ces artisans de la vie qui ont réussi à décrocher la lune rien qu’avec leur talent et beaucoup d’optimisme. Une explosion musicale à savourer sans modération au plus près de la rumba kinoise éternelle! Baloji, l’artiste belge d’origine congolaise revient plus déterminé que jamais pour nous transmettre l’énergie de son nouvel album «Kinshasa Succursal». De la traditionnelle rumba congolaise à l’afro-funk nigérian, le magicien des sens nous entraînera vers les rives chaloupées du Congo. Et enfin, sur la scène Côté Souk, les Staff des Leaders secoueront le festival aux rythmes du soukous et de la rumba congolaise.

Programmation 2010
Vendredi 6 août Le Peuple de l’Herbe ~ Abraham Inc. feat. David Krakauer, Fred Wesley & Socalled ~ Daara J Family ~ Hocus Pocus ~ Karl Hlamkin & OgneOpasnOrkestr ~ Baloji ~ Don Fiasko ~ Clare Louise
Samedi 7 août Mouss & Hakim ~ Ojos de Brujo ~ Dokhandème ~ Staff Benda Bilili ~ Chico Trujillo ~ Toto la Momposina ~ ON prend l’air ~ Klezmic Zirkus
Dimanche 8 août Bauchklang ~ Goran Bregovic ~ Getatchew Mekuria, The Ex & Guests ~ La-33 ~ Jaqee ~ Dobet Gnahoré ~ Muyayo Rif ~ Tricycle & Guests

Plus d’infos : www.esperanzah.be

Découvrez dans votre centre de prêt de l’Ulb une mise en avant des artistes programmés.

Avant goût de notre sélection :

THE EX 30 -> XE836A

BAUCHKLANG -> XB207P

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