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L’EFFET TITANIC : une analyse critique du cinéma Hollywoodien contemporain par Olivier Lecomte (4 séances)

12 Avr

Le cinéma hollywoodien de ces vingt dernières années met avant tout l’accent sur l’implication du spectateur. Comme le dit James Cameron: «On ne doit pas assister au naufrage du Titanic, on doit être sur le bateau en train de sombrer.» Il faut renforcer par tous les moyens notre adhésion au film, nous placer au cœur de l’image, du drame. Ce cinéma s’adresse d’abord aux sensations ensuite, éventuellement, à l’intellect. Qu’y gagne-t-on? Qu’y perd-t-on? En quatre séances, nous aborderons les enjeux de la révolution numérique, l’évolution actuelle du montage, l’importance accrue des mouvements de caméra et, enfin, la perte du réel qui découle d’un cinéma privilégiant la citation ou le second degré.

SÉANCE 1  : Les enjeux du numérique -> 27/4/2011 de 18h30 à 20h30

L’image numérique permet bien des choses. Elle redonne vie aux dinosaures, nous fait visiter le Londres du XIXe siècle, elle multiplie par mille le nombre des figurants. Mais elle introduit aussi le doute quand à la véracité des images, qui peuvent être retouchées à loisir. Et elle repose la question cruciale du hors champ: on peut désormais tout montrer mais n’est-il pas plus intéressant de suggérer?

SÉANCE 2 : De plus en plus vite: le montage frénétique -> 18/5/2011 de 18h30 à 20h30

Présenter ou analyser une action en train de se dérouler ne suffit plus aujourd’hui, il faut la faire sentir de l’intérieur au spectateur. On a alors tendance à sur-découper l’action pour amplifier son impact et son côté «tactile». La vitesse est l’élément-clé qui permet au spectateur de «vivre» le film. Jusqu’à ne plus rien y voir?


SÉANCE 3 : Et que ça bouge! Le film-tour de manège -> 25/5/2011 de18h30 à 20h30

Louma, steadycam, motion control: l’appareil de prise de vues a acquis une mobilité quasi illimitée. Le mouvement de caméra ne fait plus nécessairement sens, il est là pour mieux nous propulser dans l’image. Le procédé s’est généralisé dans les années 90, aboutissant au film-tour de manège calqué sur les attractions des parcs Universal ou Disney. Le cinéma est-il en train de vivre une nouvelle période foraine?


SÉANCE4 : La perte du réel ou la chaîne sans fin des images -> 1/6/2011 de 18h30 à 20h30

La multiplication des images fait que le réel se dérobe. L’image renvoie à une autre image et celle-ci encore à une autre, sans fin. Cette évacuation du réel va de pair avec un amoindrissement de l’efficacité dramatique. Faisant obstacle à nos projets, le réel est source de tensions qui constituent autant d’aiguillons pour le récit. Faute d’en tenir compte, on est entraîné dans la spirale du «visuellement toujours plus fort». Jusqu’au Grand-Guignol?


FORMATEUR

Olivier Lecomte est critique à Télémoustique depuis 1992. Il a dirigé le supplément belge du magazine Studio, collaboré à l’émission Télécinéma de La Une et écrit pour diverses publications: L’événement, Cinergie, Dimanche Matin, Le journal du mardi, The Ticket, Gaël… Il a fondé le cours d’analyse de films La Toile filante et assure actuellement une série de formations sur le cinéma à la Médiathèque de l’ULB, à l’Université des Aînés (UCL), à l’Espace Delvaux, à l’Espace Senghor, à l’ASBL Cinéfilms. Il anime régulièrement des rencontres publiques avec des cinéastes (Agnès Varda, Claude Lelouch, Fernando Arrabal, Tony Gatlif, Goran Markovic, Jonathan Nossiter…) et a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.

« Black is Back : Le Film noir, de Bogart à Tarantino »

31 Mar

Deux séances d’analyse de films illustrées d’extraits, les mercredi 21/4 et 28/4, de 18h30 à 20h00 à la Médiathèque section ULB.

PAF : membres Médiathèque : 3 euros, non-membres : 4 euros.

Le faucon maltais, Laura, Assurance sur la mort, Le grand sommeil… ont imposé, dans l’Europe de l’après-guerre, un nouveau style de polar baptisé «film noir». Signes particuliers: la narration complexe, l’image expressionniste et l’ambiguïté morale d’un univers placé sous le signe de la fatalité. Depuis le milieu des années 80, alors que les blockbusters d’action et le conservatisme reaganien dominent, les frères Coen, bientôt suivis par Carl Franklin, Abel Ferrara, Quentin Tarantino ou James Gray, revisitent le genre avec brio. Retour sur une des courants les plus féconds du cinéma américain.

NOTICE BIOGRAPHIQUE
Olivier Lecomte est critique à Télémoustique et à L’événement. Il assure une série de formations sur le cinéma à l’Université des Aînés (UCL), à l’Espace Delvaux et à l’Espace Senghor. Il a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.

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